Posologie des beaux jours
Par Intellexuelle • vendredi 04 juillet 2008 à 12:52 • Catégorie: Nouveau, PsyritualitéJe me fais toute petite dans cet espace dernièrement. L’Adulescent a repris son travail saisonnier de matelot. Benny-le-kid est en vacances chez son père, d’où il peut suivre avec curiosité et bonheur l’évolution de sa soeur/son frère à naître dans le bedon rond de sa belle-mère. Et nous, et nous, nous voguons entre travail et farniante. Je me tiens loin de cet ordinateur maudit quand les jours s’éclairent et réchauffent la terre.
C’est en partie parce que je rénove et construit. Pas la maison, pas ce blogue, mais le nouveau terrain dont nous sommes fièrement proprios au chalet. Pour la première fois de ma vie, j’ai hâte de mettre des gugusses fleuris en terre ; envie de rosiers et de fleurs dont je ne connais pas le nom. J’ai même des gants bizarres avec du orange dessus pour ne pas m’échiner les doigts ! Nous nous sommes créé un bassin d’eau dans lequel nous espérons, éventuellement, ensemencer des tits poissons qu’on pourra malheureusement bouffer à la fin de l’été. Mon jardin donne ses fruits avec abondance, nos amis sont des perles rares qui sourient souvent, et cela fait du bien. L’espace-chalet est convivial, chaleureux et amical.
Le bonheur a un nom, cette fois. Et il se conjugue avec les papillons.
Les papillons qui virevoltent au dessus des fleurs-dont-je-ne-connais-pas-le-nom. Des papillons qui volent entre les arbustes près de mon bassin d’eau, dans lequel je reçois les papillons dans ma tête lorsque j’y mets le bout des orteils. Des papillons partout…

Des papillons dans mon ventre quand j’enfourche Azul, ma beauté bleutée, pour me rendre d’un point à l’autre, ou même pour déambuler sans point. L’une des jouissances d’enfourcher une machine aussi élégante et puissante que ma Harley, c’est d’y aller autant pour la destination que pour le voyage, et de savourer toutes les minutes qui poussent le vent dans les cheveux qui me sortent du casque. Même les grosses bebittes gluantes qui viennent crever sur mon front me font sourire (pas trop, quand même, autrement, ça revient à avaler une quantité incalculable de mouches !)
Et la destination, ou les destinations, demeurent presque fortuites, tellement le plaisir d’être entre terre et espace est grand. Évidemment, ce bonheur n’est pas pour tous. Certains abhorrent les motocyclettes. Certains n’y songent même pas. Certains les ont en horreur. Certains en détestent le bruit caractéristique. Certains y voient une machine démoniaque pour augmenter le nombre de dons d’organes. Certains en ont une de ces peurs… Et d’autres, comme moi, y voient un moyen physique d’évasion “psyrituelle”. Une prière aux dieux des espaces. Une offrande de liberté à cette vie qui cloisonne trop souvent les sourires entre quatre murs. Et une fois la bête domptée, une fois les guidons bien en main, une fois la sensation de contrôler ce petit bout d’environnement dans lequel on insère un doigt pour ébrécher le temps… la fortune est indescriptible.
And the road becomes my bride. Cette chanson roule en boucle dans ma tête, quand j’avance entre le pavé et la vie. Rover, wanderer, nomad, vagabond, call me what you will. Les étoiles comme le soleil deviennent si près des yeux qu’on s’y croirait presque en symbiose. L’air n’est plus un élément mais une propulsion vers l’infini ; Au-delà d’un parebrise se trouvent 1001 aventures magiques qui portent vers une liberté sans nom ; vers de nouvelles rencontres toujours agréables entre motocyclistes. Vers ces ailleurs que nous tentons de ne jamais cloisonner.

Quand le soleil abaisse sa casquette et nous tend la main du soir, nous rentrons, repus de tant de beauté, de tant de liberté, de tant d’amitiés et de découvertes ; nous rentrons les vêtements souillés de maringouins écrapous et de terre suspendues ; nous rentrons vers le chemin qui mènent à l’antre parfait de la détente… un tout petit terrain, loin, loin, qui embaume les fleurs dont je ne connais pas le nom et qui nous donne… d’autres papillons.
Jusqu’au lundi, où la réalité se combat en souriant, sachant qu’il viendra un autre weekend où nous pourrons nous envoler, encore, et encore, tels des papillons qui profitent des doigts brulants du soleil pour vivre un peu l’évasion avant les grands froids qui viendront bien assez rapidement.
Vous faites quoi, pour faire naître les papillons dans vos étés, vous ?






Je prend juste le temps de regarder, d’écouter, de sentir, car l’hiver ca sent rien mais l’été ouf que de sensation a tout les jours même les jours de pluie! ca ne me donne pas de papillons dans le ventre, mais ca me donne du plaisir de me sentir vivante! Les papillons je pense ne plus jamais en avoir même dans les belles journées d’été! Merci en passant pour tes beaux billets si captivant et si attachant…bisous de celle qui ne mange plus de suchi de boeuf et qui a renoncer au bite fluo!
C’est toujours aussi agréable de passer “chez toi” !
C’est beau cette image de papillons à naître dans nos étés !
…Il faut juste savourer la vie et ses petits moments de douceur, les buttiner, s’entourer de fleurs de toutes les couleurs de toutes les saveurs, s’arrêter pour voir les papillons et rêver…
J’ai véritablement été capable de sentir…de sentir dans tes mots ce que tu sentais!!WoW! J’adore les papillons, sa me colle bien comme représentationt!! Merci pour ce texte! xxxxx
Wow! C’est un beau billet plein de papillons et de soleil! Et c’est drôle, car moi, je suis la femme d’une homme qui vient d’acquérir sa seconde moto tout en ayant obtenu son permis depuis peu. Je suis une nouvelle passagère… la première balade il y a deux semaines m’avait… heu… ébranlée? Mais ce soir, oui, ce soir je suis remontée… et je commence à apprécier. Prendre goût.:) En passagère bien sûr.
En lisant votre texte, vraiment, j’ai eu cette impression de contempler /ressentir ce que je lis parfois dans ses yeux, quand il parle de sa moto. De ces sentiments qui l’habitent quand il revient d’une balade avec elle. Oui, elle.
Elle prend bien de la place et, je commence à l’apprivoiser… au grand désespoir de mon Père! Mais au plaisir de mon Hâmme.:)
Merci de ce beau billet, fort plaisant à lire… et je dois bien l’avouer… je me suis bien reconnue dans plusieurs définitions de ceux qui craingnent cette engin… mais je sens que j’apprendrai à aimer.:)
Moi, je fais comme toi; j’enfourche ma monture et je fais de la vitesse avec dans la tête, Ghostrider de Henri Rollins Band.
Je fais aussi comme toi ! Encore mieux, hihi, je le fais avec toi ! Génial non ?
Mes papillons sont en forme de pop sicle, de fudge, de cornets en biscuit et de sorbet à la mangue. Ah, et puis, il y a les papillons liquides de la fin de la journée. Des beaux papillons roses, blancs, avec ou sans bulles!
Bon été Intellex!
@nana: Merci Nana ! C’est toujours aussi agréable de vous recevoir chez moi, d’ailleurs ! Savourer ces moments ; vous avez tout à fait raison !
@Sabrina: De rien, voyons ! Ça m’a fait plaisir d’ailleurs que tu me dises être capable de sentir “mes” papillons ! Je me sens comme les fraisinettes, capable de transmettre les odeurs agréables !
@Creirwy: Woah ! Ça s’en vient bien alors ! Évidemment, être passager à moto, c’est aussi un domaine à apprivoiser. Les sensations sont également géniales, mais pas aussi magiques que quand le contrôle vient du cerveau ! Apprendre à bien suivre le conducteur, à ne pas anticiper ses mouvements, se détendre un peu dans les courbes prononcées et ne pas croire qu’au moindre départ on se retrouvera les fesses dans l’asphalte, c’est tout un défi à relever en quelques heures ! Mais ensuite, le bonheur, juste le bonheur, alors là… ça a presque pas de prix ! héhé. Bon été !
@chris: Tu veux que je te confies un truc ? Moi, ma trame sonore, c’est un amalgame de Matrix ! Ghostrider en trame sonore, huh ? Intéressant !!!
@MEX: Heureusement, d’ailleurs, c’est bien souvent toi qui me déprends, hihi, quand je n’arrive pas à me stationner comme il faut !
@chroniques blondes: Oh que tes papillons liquides sont intéressants ! Quant aux papillons glacés, héhé, j’ai justement pensé à toi et à vot’Jules la semaine dernière. J’ai acheté des barres glacées au “bubblegum” avec “du jus dedans” !!! Bon été, C.b. !
Juste au cas; c’est pas Ghotrider le film, c’est Ghostrider de la trame sonore du Corbeau (le premier avec Brandon Lee). C’est légèrement plus “dark” mais, j’adore!
hi hi moi cet été il est dans mon bedon le papillon! Et dans mes yeux aussi je crois…..
@la fée: En plus, on sait maintenant que c’est un papillon femelle ! Excellente nouvelle !!! Et oui, dans tes yeux, évidemment. Une femme heureuse, c’est dans les yeux qu’on y voit les papillons, petite Fée !