L’Exode

Par Intellexuelle • mercredi 21 juin 2006 à 00:26 • Catégorie: Psyritualité, Sociosphère

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Je vous ressers ma version de «L’Exode», accompagnée des paroles de Fiori, et des arrangements de Lapointe.

Brem m’avait répondu, une fois, que nous, les gens des «régions», on était ben drôles avec nos idées d’appartenance ! Au départ, ça m’avait secoué. Et puis… j’y ai pensé. Réfléchi.

Les régions. Ma . Mon beau grand lac. Pourquoi j’en suis partie ? J’y réfléchissais en m’y rendant vendredi. J’y avais déjà pensé, évidemment. Lorsque j’ai pris la décision, il y a quelques années, de retourner chez nous. Après un d’étudiante.

Vingt-cinq années ont passées. Sur mes terres, à . Une vue au sur l’immensité. Sur l’eau. Mon amnios éternel. Mon aqua. Les jours y sont paisibles. Calmes. Une qualité de vie extraordinaire. L’air de la mer intérieure qui vous engoue les poumons. La à proximité. Les amis, les connaissances. Connaître la moitié de la ville. Reconnaître pratiquement les 11 000 personnes qui y habitent. Se savoir «fille de» et «petite fille de». S’identifier à la ville, y appartenir. S’y sentir comme dans son salon. Connaître tous ses recoins, ses cachettes, ses paysages. Puis grandir. Vouloir sortir du cadre. Devenir quelqu’un, par moi-même. À force de différence. Vouloir donner à la ville, comme un échange, ce que j’avais de bon, de mieux, de meilleur. «Par che’nous», c’était (et c’est encore) possible de faire des études, mais tout s’arrête à l’université. La plus proche du village, c’était Chicoutimi. À peine 90 minutes de route, en voiture. Mais elle n’offre pas tous les programmes. Et pis… tant qu’à sortir de chez nous, aussi bien étendre le cadre un peu ! Ce fut Québec. Ça aurait pu être Montréal. Ou Chicoutimi. Ou Trois-Rivières. Ou… mais ce fut Québec.

Et la révélation. D’abord, plus personne pour me connaître, me reconnaître. Je n’étais ni la fille de, ni la femme de, ni… j’étais anonyme. Tranquillement, je me suis créé un réseau. Des amies. Une routine. Une vue. Une ville. Une appartenance. Tranquillement, je suis devenue Québécoise. Oh, bien sur, j’y retournais, à mon grand Bleu. J’y visitais encore mes parents, la , les amis. Je le trouvais encore si beau, si grand. Si bleu.

Quatre années ont passées. À la fin de mes études, après réflexion, j’ai décidé d’y retourner. Parce que je me sentais redevable. Je croyais que ma ville, mon toît, aurait besoin de moi. Parce que je voulais rendre. Donner. Apporter à ma communauté ce qu’elle m’avait tant et si bien donné. «J’reviens chez nous… j’vous ai pas oubliés… j’reviens chez nous… juste un peu plus d’années…» [J'reviens chez nous, Boom Desjardins]. J’y suis retournée. Avec les . Parce qu’ils appartenaient, eux aussi, à cet univers rempli d’arbres et de verdures, de champs, d’eau et de gens qui les aimaient.

Trois années ont passées. J’avais trouvé du boulot. En fille digne, je redonnais à ma robervaloise. J’avais retrouvé l’eau. Une petite maison sur la rive. Quelques secondes de terrain et j’étais à quai. Je me croyais heureuse. Je me savais chez moi. Et puis… un matin, les yeux pochés d’avoir trop pensé, j’ai conclus que ce n’était ni le paysage ni l’appartenance qui me définissaient. J’ai conclus que j’avais déjà ces racines-là en moi. Que je ne pourrai jamais sortir le «lac» de la fille. Même en étant au bout du monde. Et j’ai aussi conclus que ce qui m’y attirait était également ce qui m’en éloignerait. «Tout penche… Y’a trop de monde sur la même branche…» [L', Serge Fiori].

À , à Chambord, à Alma, ailleurs. Peu importe la . Y’a toujours trop de monde sur la même branche. Un univers grégaire où vous êtes tout et personne à la fois. Où vous appartenez sans être. Où la vie se vit sans véritables changements. Où la moindre graine de passé vous est collée à la peau, à la définition, à l’être.

Une année se passe. Cet été, cela fera un an que j’ai décidé qu’ailleurs, ce serait «chez nous». Ailleurs pour rien. Ça aurait pu être Québec, Montréal, Chicoutimi ou Trois-Rivières. Ça a été Nicolet. Pour tant de raisons. Pour autant de déraisons. Parce qu’ici, c’est une nouvelle branche. Dans un nouvel arbre. Parce que nous n’appartenons pas à l’arbre sur lequel nous bâtissons notre nid, ma et moi. Parce que notre sève est d’autre couleur, aussi. Parce que ce besoin de me réaliser à travers d’autres yeux, d’autres voix et d’autres terres était plus imposant que mon appartenance à un bout de terrain mouillé. Parce que le grégarisme me rendait dingue. Parce que j’avais envie d’être anonyme parmi les autres. Parce qu’ailleurs, la compétence et les valeurs ne sont pas un biais d’appartenance. Ne sont liées ni à la ni au passé. Parce qu’ici, cet ailleurs qui est chez moi, j’ai la chance d’ouvrir une fenêtre sur un autre paysage. De voir d’autres couleurs. Même d’y apporter les miennes.

J’ignore pourquoi ces autres jeunes s’exilent. J’ai bien connu des gens qui sont partis de leur ville natale. Mes amis d’enfance. Pourquoi ? Parce que «y’a rien à faire» là-bas. Parce que «on connait tout le monde et tout le monde nous connait» là-bas. Parce que «il n’y a pas de travail» là-bas. Parce que «il manque de vie, de divertissement» là-bas. Personnellement, je suis en parce que là-bas, je n’étais plus moi. Là-bas, je n’avais encore que les 15 ans qu’ils m’attribueront toujours. Et une énorme filiation. Parce que les possibles devenaient routiniers, casés, voire impossibles. Parce que là-bas, nous devenons vite la somme de nos erreurs passées. Parce que l’étiquette est tellement apparente. Parce que là-bas, au-delà de mon attachement, je ne voulais pas être de la clique. Si vous l’avez vécu, dites-moi donc pourquoi…

Ici, j’ai l’âge que la vie me donne. Je suis ce que je suis, sans compromis. Je ne suis peut-être la fille de personne, pour eux, mais je suis moi. Je n’ai pas choisi l’. Je me suis choisi. J’ai choisi de ne pas connaître tout le monde. J’ai choisi de ne pas être connue de tout le monde. Je m’ennuie encore des bras de mon Lac. De ceux de mon , qui y est resté. Mais la fierté d’avoir choisi ce que je suis l’emporte sur ce que j’étais…

Quant à moi, j’ai choisi un autre arbre. J’ai choisi une autre branche. La mienne. Sans que tout penche…

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21 Réponses »

  1. “Sans que tout penche…”
    Merci pour cette réflexion sur les origines, les tiennes comme les notres en général et en particulier. Parfois, lire les mots des autres nous donne des ailes.

  2. J’imagine que tu es touché par tous les articles qui sont sorties depuis 2 ans sur le sujet.Rien de mieux que de lire une expérience véritable pour comprendre le phénomène.Et encore une fois,tu a trouvé les mots. À te lire, on te donnerais 60 ans tellement tu a vécu d’expériences!!

  3. Je suis de retour au Saguenay après 14 ans d’exil à Montréal et je réalise que je ne peux plus vivre ici. Je ne pensais pas lire une aussi belle façon de le dire. Trop de monde sur la même branche. Je ne me souvenais pas à quel point ça penchait… On repart l’an prochain.

  4. HeHe. Il faudrait IMPÉRATIVEMENT que toutes les instances municipales qui luttent contre l’exode des régions viennent puiser ici une source de compréhension. Ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre des textes aussi affirmés et clairs sur les motivations liées à l’exode. Pour moi, ce fut exactement comme tu le dis si magnifiquement : ”Trop de monde sur la même branche”. Même si c’est de l’Abitibi que je viens.

  5. [...] Ah vous voulez savoir ce que j’ai fait, je me suis gentiment regardé ‘Trafic Humain‘, j’ai adoré, même si aucun pornographe ou pornocrate des mes connaissances, ne mêle pornographie et pédophilie, mis à part ça c’est très bien ficelé, enfin on en débattra ailleurs, on va plutôt parler d’étudiantes, qui s’ennuient, ensuite, bien sur, je suis allé me promener sur vos textes, et j’ai fait le constat de votre journée, comme Nicole, qui fait le sien, dis mon amour d’intellexuelle, tu  n’es pas supposée être en fin de semaine, qu’est-ce que tu fous là à écrire, profite un peu de la vie, les exodes sont faits pour ça. Bon là ça suffit, vous dépassez vraiment les bornes, après les billets sur vos SPM, est ce qu’on est obligé de se supporter durant un mois vos billets sur le code da Vinci, au moins Duggerzzz parle de ce qui se passe à la sortie de cinoche, ma tendre Laure ne va pas bien, si je me fie à ce dernier texte, ce serait bien qu’on lui dise tous qu’on l’adore, enfin histoire de te donner un peu le sourire Laure, Zhom t’as trouvé un prétendant, enfin je n’ai pas eu le temps d’écrire de nouveaux billets pour ‘JE SUIS FOU DE LADY GUY‘, car je suis bien trop occupé avec ‘JE SUIS FOU DE PASCALE‘, mais Lady Guy restera tout de même à jamais mon Soleil Bleu, Annick est enfin revenue de son silence bloguesque, et elle s’excuse de son mutisme c’est cute ça, et il paraît qu’il y’a bien des malheurs sur la 20 chez le malheureux en série…Putain c’est vrai y’a un mec sur Blogissime mais qu’est ce qu’il fout là lui , il s’appelle Yann, ça se laisse regarder c’est plutôt sympa d,ailleurs, voilà tu n’est plus l’homme de l’ombre. [...]

  6. Peut-être qu’on se sent devenir soi-même le jour où on sent qu’on a choisi, mais choisi sans pression. Il faut avoir choisi ni par sentiment d’obligation ni en réaction à quelque chose. C’est peut-être ça…

  7. S’il faut choisir entre soi-même et les autres, c’est un peu ça oui ? La plupart de tes textes me font réfléchir et me donne envie d’écrire, mais je n’ose jamais. Aujourd’hui, par contre, comme tu pose une question directe, je me lance ! Je suis née dans une région également. J’en suis sortie parce que oui, il y avait trop de monde sur la même branche mais aussi pour ce que tu dis «la moindre graine de passée vous colle à la peau». C’est très bien dit, d’ailleurs. Parce qu’en région, vous n’êtes ni anonyme, ni reconnu pour le présent. Vous êtes ce que vous étiez, vous êtes les gaffes que vous avez fait, peu importe votre présent. Impossible pratiquement de devenir autre chose, de changer, tellement votre passé vous colle à la peau.
    C’est à cause de l’envie du présent que je suis partie de ma région. Et quand j’y retourne, je me sens chez nous, oui. Mais je n’irai plus y vivre. Parce que justement, le présent, il est ici, où je vis maintenant, en Mauricie.
    J’espère avoir bien répondu à ta question.
    Et surtout, surtout, continue à écrire de même. Je t’ai découvert à travers Jeanne, une collègue de travail et Hélèna, une amie qui te lit tous les jours. À force d’en entendre parler, je suis venue voir et j’ai constatée rapidement pourquoi tu faisais tant jaser ! Bravo (et merci pour tes mots gratuits).

  8. Wow!

    Je connais aussi ce lien d’appartenance. Ce “fille de, petite-fille de…” Même si je n’ai jamais habité à Notre-Dame-du-Laus, sur la berge du lac Campion (Outaouais), je m’y sens chez moi. Mon père y a grandit, et quand j’y vais, on m’y reconnais. Et chaque été, le lac m’appelle!

    Encore une fois, très beau texte!

  9. Pssss… Orchidée est maintenant Chocolyane!

  10. Hum…
    Comme ce papier que j’ai reçu par la poste cette fin de semaine, tu es pleine de soleil… Tu m’illumines…
    Tu me gaves de confiance et de bonheur…
    Tes mots sont bons et beaux… Et ils tombent encore une fois, à point, pour venir consoller les tracas et les angoisses…
    Merci pour tout.
    Le sais-tu que tu es merveilleuse…?

  11. @ Intellexuelle : Malheureusement, malgré tes conseils, je suis incapable d’ajouter ma liste de liens… Remarque, je suis assez incompétente dans ce domaine, et le langage informatique est du charabia pour moi… Je vais voir ce que je peux faire! Merci quand même!

    Moi qui croyais que ce serait simple…

  12. Je suis à Montréal depuis 7 ans maintenant. J’ai vécu au Lac 20 années. Le Lac, je l’ai hait et adoré, maintenant je l’aime. Même si j’adore Montréal et que ma vie se dessine ici, le grand bleu sera toujours en moi. Je me sens coupable encore de ne pas me donner à lui mais comme tu le dis si bien::
    la fierté d’avoir choisi ce que je suis l’emporte sur ce que j’étais…
    J’aime te lire probablement parce que le Lac se lit entre tes lignes, ça fait tellement de bien de partager ce sentiment exceptionnel d’attachement si fort avec d’autres personnes…je crois qu’il est difficile pour les autres de le comprendre, moi-même je me l’explique un peu mal…Merci ce si beau texte, j’ai eu l’impression de me lire…

  13. Hé oui, je suis de Roberval moi aussi. Moi aussi j’ai quitté. Moi aussi j’ai décidé de prendre le large, d’aller explorer l’inconnu, de devenir une inconnue. Il est encore trop tôt pour dire si je retounerai vivre là-bas, si je retournerai travailler pour ma région. Cet exode m’a fait du bien, je me suis découvert un peu plus à travers elle… Mais comme je m’ennuis de mon beau lac par moment!

  14. Moi, je suis né en Mauricie… mais on est partis pour Laval quand j’avais un an ! J’ai grandi à Laval jusqu’à l’âge de 12 ans, j’ai vécu 9 ans à Toronto, 3 ans à Québec et depuis 1989, je suis à Montréal. Alors, c’est quoi, ma région ? Pas évident…

  15. Parce que j’ai eue peur d’être fille de rang. Fille de personne déjà j’étais. Enracinée sur la branche d’une campagne des Laurentides à 9 ans. Pour vivre par intérim le rêve de papa. Jamais accepté sur cette nouvelle brache, rejettée comme en ablation du verbe dénigrer en genre de violence verbale.

    Fille de personne j’ai voulue rester. Me perdre au milieu d’êtres perdus. Montréal m’a apparue comme fleuve d’abandon de mes masques déjà trop lourd pour une jeune de 18 ans.
    Parcontre après avoir été adopté par le quartier Rosemont. Depuis maintenant 10 ans que j’y suis (déjà) je suis … mère de….de et de…
    Alors notre branche est p-ê trouvée.
    Qui sait…
    (je ne serais jamais fille de ..mais je suis mère de…

  16. Je suis vraiment touchée par ton texte.

    Je suis partie à 16 ans de ma Baie-des-Chaleurs natale, me promettant de ne jamais y revenir. Exil au Saguenay, ensuite Québec où je suis toujours. Maintenant maman, je voudrais que mon bonhomme connaisse la douceur de la vie dans cet endroit niché entre mer et monts. Mais, pourrais-je y vivre à nouveau? Non seulement je suis et serai toujours la-fille-de, mais mon fils serait pour toujours lui aussi le-petit-fils-de.
    Il y a des héritages trop lourd pour un p’tit bonhomme de 10 mois.

  17. Quel beau texte qui décrit parfaitement comment on se sent quand on nait en région.

    J’ai quitté mon Abitibi pour venir étudier à Montréal très jeune à 18 ans, déjà je savais que jamais je n’y retournerais parce que j’étais la fille de… et celle qui a fait….

    Et je constate aujourd’hui qu’encore ça ce passe de la même façon.

  18. correction: des héritages trop lourdS

    Désolé si je semble un peu tatillonne… j’ai essayé de ne pas la corriger, me disant que ce n’est pas la fin du monde, mais je ne suis pas capable…

  19. Je viens de Chicoutimi et j’y retournerai jamais. Je suis pas capable a toutes les fois que j’y vais de dealer avec la maudite attitude de “Le changement est mauvais” et que “Les vieilles chose sont mieux que les nouvelles”.

    J’en avais plein mon voyage qu’on ait des salles de spectacle merdiques, et qu’a toutes les fois que quelquechose se passait, c’était a Montréal.

    Ya aussi que le Transport en commun est vraiment poche.

    Quand l’attitude changera, et que ca ressemblera moins a un foyer de personnes agées, peut-être que les jeunes vont rester.

    J’ai déménagé a Montréal quand j’avais 22 ans.

    Je veux que mes futurs enfants vivent en ville, en pleine ville. La nature et la forêt, c’est bien beau, mais tsé, c’ets loin d’être la réalité des emplois d’aujourd’hui.

    Je trouves ça plate que l’on juges les jeunes parce qu’ils veulent pu rien savoir des régions, pis qu’on dises que c’est eux le problème. Allo ! on est en 2006 !

  20. [...] Aujourd’hui, je prends congé de moi. Au sens où je retourne à mes origines, à mes racines, pour me laisser «être» sans effort. Je retourne là où je suis sans devoir m’expliquer. Là où j’ai été élevée par un peu tout le monde, par un peu de tout. Là où mon Grand Bleu m’attend. Dans un cocon familial où les mots «maîtrise», «performance», «entreprise florissante» et «succès» n’influent en rien (ou si peu) sur le regard des autres. À cet endroit où être trilingue ne sert à rien. À ce petit hameau sans grande prétention. Là où, justement, je peux avoir encore 6 ans, et dire «non» en babounant. Là où je me sens libre malgré toutes les branches qui pendent. Là où j’existe sans devoir concurencer ceci, battre cela, être meilleure que… Là-bas, je prendrai congé de la femme d’affaires, congé des soumissions à rédiger, à proposer. Congé des négociations, congé des moindres petits signes qui obsèdent mon quotidien. Je pars me retrouver sans contention, en offrant simplement ce que je suis à ces autres qui sont… Je pars pour «me» revenir. Pour me réapproprier mes propres valeurs, mes propres envies, ma propre définition. Quatre jours à me promener main dans la main avec mon Mex, à redécouvrir ces rues qui m’ont vu grandir, à serrer dans mes bras ces eaux froides qui me saisissent. Quatre jours à éloigner le management efficace/les conflits professionnels/la communication/blablabla, au profit de l’air humide de ma terre natale, en ramassant un petit mot d’une tante, d’une amie, d’une connaissance, espérant qu’elles finiront toutes leurs salutations par un «t’as pas changé, Matoue». [...]

  21. [...] plus finir, sur le comment il me manquait, le pourquoi, et les raisons qui m’ont fait le quitter. J’ai même déjà gagné un concours littéraire en parlant de lui pareillement que [...]

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