Le jour où j’ai failli tuer mon mec (bis)…
Par Intellexuelle • mercredi 27 septembre 2006 à 11:09 • Catégorie: CabotinageOuuuucchhhhhh…
Désolée…hihihi - La Matou(e)
Rien à raconter ces derniers temps. Et comme ce matin, Mex se grattait la cicatrice, ça m’a rappelé «le jour où j’ai failli le tuer en farfouillant son anus.» Il vous est surement déjà arrivé d’être confronté aux conséquences malheureuses d’une action que vous auriez crue anodine… hein ? Dites-moi oui, je vous en prie.Moi, on dirait que ça m’arrive tout le temps. Des gaffes, des kilomètres de gaffes derrière moi. Je suis la version féminine de Gaston. Je suis certaine que j’ai un dossier d’ouvert à la GRC, section «sécurité». Je fais la page couverture de plusieurs Black List quand il est question d’interdire quelqu’un(e) de peser sur un piton qui pourrait scraper la planète. Voyez l’genre ?Cette journée-là, donc, celle où j’ai failli tuer mon mec, est restée. «Annales» obligent.
Qui ?
Mon mex, moi, Benny-le-kid et Joey, un ami du Mex.
Quoi ?
Une soirée tranquille, presqu’ordinaire.
Où ?
Sur le divan, au salon, chez nous, dans le temps, à Roberval.
Pourquoi ?
Joey et mon Mec «jouent» à se donner des bines. (Les hommes… pffff…). Plus les «bines» se donnent, plus elles augmentent en intensité. C’est à croire que celui qui fera brailler l’autre aura remporté la Coupe des Bines. Un moment donné, ça devient presque souffrant à regarder. Je décide, comme ça, et parce que ça faisait un bon 15 minutes que les gars se tapochaient, et parce que Benjamin et moi, on assistait à la scène horrifiés, et parce que les sons (des borborygmes, pour la plupart) étaient rendus légèrement au-dessus du seuil acceptable de décibels, qu’il est temps d’hisser le drapeau blanc. C’est assez : «Les gars, arrêtez, vous allez avoir les épaules et les cuisses mauves…» et ils continuent. «Les gars, s’il vous plaît, ce n’est plus drôle là, vous allez finir par vous faire vraiment mal…» et ils continuent. «Les mecs, christ de gros bébé-lala, c’t’assez calvaire, ça énarrrrve…» et ils continuent. «OK, Pat, je te donne trois secondes et pis si t’arrêtes pas, m’en vas te calmer à ma manière, moi…» et ils continuent.
Comment ?
«Ma manière» est désormais légendaire. Ouais. Je suis une menace aux anus, moi. Ouais. Quand je veux «calmer» quelqu’un, je le menace de lui foutre un doigt dans l’orifice. Vous doutez de l’efficacité du procédé ? Je vous suggère fortement d’essayer. Calme plat assuré, après la tactique. Juré. Alors je procède : «M’as te mettre un doigt dans le nanu mon amour, tu vas te rasseoir certain…». Il n’a pas écouté.
Avec quelles conséquences ?
Mes méthodes sont peut-être (pffff) baroques et étranges, il n’en demeure pas moins qu’elles sont assez efficaces. Après l’avertissement, la peur se lit sur le visage de mon Mec. L’inquiétude, aussi. Il y a déjà goûté et sait bien les effets dévastateurs de l’exécution d’une telle menace. Le calme peut s’entendre, presque. À peine trente seconde. Et puis vlan, bang, ça recommence, ils recommencent. N’ont pas compris. Les enfants-de-30-ans. Alors moi, je suis de parole, hein. Quand je dis, je fais, hein. (Et je dois vous avouer que cette menace-là, elle me fait bien marrer…). J’attends, tel un chat patient, devant sa proie. Si vous aviez pu m’observer avec attention, à cet instant, vous m’auriez vu avancer mon arrière-train en le balançant de droite à gauche ; vous auriez vu mes pupilles se dilater ; vous auriez probablement saisi mon rythme cardiaque accéléré ; vous auriez vu la malice s’insinuer dans chacune de mes pores…
Et chlak !
Mon Mec s’était légèrement relevé, pour mieux administrer, sur l’épaule de Joey, sa pitance.
L’ouverture !
Le bon moment !
L’occasion !
Je glisse rapidement ma main sous son fessier.
Méthodiquement, mais vive comme l’éclair, j’étends mon majeur que je chipote doucereusement sous la culotte, entre ses pomelos, atteignant en un rien de temps son petit bouton anal bien dégagé.
(Tout ce qui suit doit être lu à vitesse très rapide, because tout ce qui suit s’est passé en quelques secondes).
Mon Mec sent bien, après avoir asséné son coup sur l’épaule de Joey qu’un intrus vient de s’incruster dans son anus. Il en ressent maintenant, tristement, la douleur. Se lève en une demi-seconde. Se brasse le popotin pour y en extraire le malvenu. Ses jambes et ses bras, complètement désynchronisés, fendent l’air. En désespoir de cause, mon doigt-requin étant plus puissant que toutes ses simagrées, il s’élance et saute en un seul bond au-dessus du divan, espérant atteindre l’espace vide qui le sépare du mur derrière. Ses jambes et ses épaules, ankylosées par trop de bines reçues, ont peine à suivre les mouvements de son corps. Ses mollets n’arrivent pas à franchir la barrière du dossier du divan. Dans un dernier effort pour exclure ma main de sa culotte, il se tortille si bien que son dernier élan le propulse directement de l’autre côté du divan, mais dans une position plutôt choquante.
(Fin de la lecture rapide).
Pooowwwwffffff. Ça a fait «Pooowwwwfffffff». Un gros bruit sec de tête qui heurte quelque chose. Et un gros bruit de peau qui résonne aussi. Comme une claque sur un Tam-Tam. Je vous passe l’hilarité générale qui s’était emparée des trois membres spectateurs. Et puis plus rien. Plus un son. Les trois spectateurs ridés de tant de rires se lèvent. Se déplacent derrière le divan. Vont voir ce qui cloche.
Y’a mon Mec, étendu de tout son long, sur le tapis du salon. Plus un son. K-O. Les yeux clos. K-O que je vous dis.
Léger vent de panique chez les trois spectateurs.
«Paa-aaaat ????» «Pat, niaises pas là.» «Pat, sacramant, lève-toi.»
Oups. Sorry, try again.
Joey et moi, aidants, soulevons sa jolie tête blonde pour l’emmener vers le divan. Malheur.
Du Sang. Il y a du sang partout. Beurrrrk.
De son anus à sa tête ? Bin non, que je me dis. Qu’est-ce qui s’est passé, alors ?
Dans sa chute, les pieds de mon Mec se sont coincés dans le dossier ; pour empêcher tout son corps de s’étaler avec fracas sur le plancher, il s’était accroché à la colonne de son posée sur le mur, derrière. Malheureusement, juste à côté, il y avait un gros Djembe [cadeau de Mimi, la tante de Benjamin, qui est responsable du CSI en Afrique.] Ce qui explique qu’en allant s’ouvrir le crâne sur le Tam-Tam, il y a eu le «Poooowwwwffffff» accompagné du «cllooonnnnngggggg».
Cela étant dit, puisque vous savez que mon Mex est encore en vie, il a fini par reprendre ses esprits.
Assis par terre, en petit indien magané, il a ouvert ses yeux, une fois, deux fois, trois fois, repassé «out» quelques secondes, ouvert à nouveau les yeux… Des tonnes de compresses froides derrière la tête plus tard, on visualise les dégâts, en tâchant d’éviter le sang qui pisse sans arrêt. Oups. C’est laid, un crâne ouvert.
Pendant que Joey reste avec Benjamin, traumatisé, et Patrick, encore plus traumatisé, je vais chercher mon père. L’amène à la maison. Ai du mal à lui expliquer, en route, tout ce qui s’est passé depuis la dernière heure, tellement je ris, tellement je ris, tellement je ris. Je sais que ce n’est plus drôle. Que c’est rendu dangeureux. Que les «Pooowwwfff» sur la tête, on ne rit pas. Mais c’est plus fort que moi. On habille Pat, encore sonné. Je laisse mon père avec Benjamin. Dis bonsoir à Joey. Emmène mon Mex à l’hôpital. Ça pisse le sang partout. Beurk.
Quelques points de suture plus tard, le médecin de garde ne se peut plus de curiosité. C’est que tout au long du processus, voyez-vous, j’avais grand mal à ne pas m’esclaffer. Je mordais si fort mes lèvres pour ne pas rire qu’il eut été fort possible que j’aie également eu besoin de suture. Patrick, lui, n’avait fait que lui dire, en entrant à l’urgence : «Je suis tombé». Moi, je savais bien qu’il avait mal «ailleurs» (y incluant à l’orgueil, because ça ne doit pas être évident de dire au médecin : «Ma blonde m’a enfoncé un doigt dans le cul et pour me déprendre de là, j’ai tellement gigotté que je me suis ramassé le crâne sur un Djembe…»).
En sortant de la salle, le médecin se retourne vers mon chum et lui dit, le plus sérieusement du monde : «Vous savez, vous pouvez porter plainte pour violence.»
(Je m’étouffe littéralement. Quand ça fait environ 1 heure que tu ries sans arrêt, ce n’est pas évident de garder une respiration normale.) Je jette un coup d’oeil à mon Mec, assis sur la civière, la tête entourée de bandages blancs.
Il a un petit rictus fatiguant.
«Je vais y penser.» C’est la dernière phrase que j’ai entendue avant l’heure suivante. Pas qu’il ne voulait pas me parler, non. Mais je n’entendais plus rien. Rire, mes amis, rire de même, c’est pas chrétien.
Cette nuit là, je me suis endormie à côté d’un homme qui voulait peut-être porter plainte contre moi, pour «violence anale menant à une commotion cérébrale». Et j’avais un de ces mal de ventre…






Ce texte je l’ai lu. Et relu. Et relu. Sans jamais m’en lasser.
C’est divin. Du Matoue à l’état pur.
Merci ma belle!
Ah bin dites donc, vous êtes un vrai danger public, vous ! Il aurait fallu, toutefois, avoir accès aux rires qu’on imagine très très très contagieux d’après l’histoire. Il ne doit pas s’emmerder, votre mex, avec vos folies !
Votre plume est superbe.
Bises françaises,
Camil.
Hé! ho! fille! Ce n’est pas un peu dangeureux ta technique? Le mex il a eu un réflex de fuite, mais j’imagine un réflex de contraction. Ce n’est pas pour me vanter, mais j’ai les muscles fessiers assez puissants, et je n’ose imaginer le scénario si ma blonde essayait de me calmer par cet orifice! À l’urgence ce serait le mex qui retiendrait son fou rire pendant que madame fait soigner un majeur cassé…
Hé ben! On a les mêmes menaces! Sauf que je ne me rends jamais à terme, et puis tant mieux comme ça en fait… Y’à la menace de mettre le doigt dans le nez aussi…
Mais quelle histoire, vraiment!
Moi aussi j’ai une cicatrice au front! Si je vois du monde rire ça va aller mal!
Bize
P.s. tu m’as fait rire!
Là j’ai ri. Mais ri ma belle, tellement que j’en ai encore mal aux machoires!!
Tu m’as fait tellement rire!!! Tu as une façon de raconter toi! On s’y croyait presque. Pauvre Mex, vraiment… et j’en ris encore.
Salut je viens de parcourir ton blogue et c’est très bon!! Tu écrit vraiment bien!
Mais ce commentaire la est le plus drôle et je ris tellement que moi aussi ca ma donner mal au ventre!!!
ha ce que je me bidonne!!! j’me peu pu moé là là….
et de la ce charmant proverbe:
“qui se couche le cul qui pique, se réveille les doigts qui puent”
Dis-moi Matoue?? y puaient tu tes doigts???
Mouhahahhahahaha
MDR !!!!
Matou, Mex, ce fut un plaisir de passer la soirée en votre compagnie… de l’autre coté de la table, mon anus loin du majeur maléfique !! :0P
En passant, ce n’était pas Veux-tu un trip à quatre, mais bien aimes-tu les pistaches !!! lolll
Non mais!!! J’ai l’air de quoi moi devant mes colocs à rire toute seule devant mon écran? Bravo!
;oP
Mais c’est qu’elle est dangereuse cette Matoue !!
C’est un gars chanceux que Mex !!
Rire et émotions assurées à tout coup !!
Merci de tes mots !!!
Bon j’ai l’air fine là à me rouler par terre au bureau. Je me retient de ne pas m’exclaffer, je suis supposée travailler. Bon c’est assez les folies j’y retourne.
Il n’y en a qu’une qui peut nous décrire les histoire comme ça et c’est toi matoue. J’adore.
esti - j’en braille! trop drôle! (malheureusement mon coco à moi m’a entendue rire et veut en connaître la raison - je n’aurai peut-être pas ma propre occasion!)
Merci, mission accomplie. J’avais besoin de rire ce soir
Je sais que les autres l’ont déjà dit, mais ton histoire est très drôle, et très bien racontée.
Merci d’avoir partagé avec nous ce grand moment!
[...] Martyne chez le psy… Assumé par La Matoue Intellexuelle Je vous ai déjà donné des variantes de «Martyne à la plage» et «Martyne à l’école». «Martyne chez le médecin», «Martyne chez l’esthéticienne» et «Martyne en campagne». Aujourd’hui, c’est «Martyne chez le psy». Et j’ai presqu’envie d’en faire une catégorie à part, tellement il se passe de fabuleux trucs quand je converse avec Marco, mon psyderman. [...]
[...] Je vous ai déjà parlé de cette fois où j’ai failli le tuer. De cette fois où je me suis foutu de sa gueule pendant des semaines. De cette fois où on a passé la semaine à se faire des coups pendables au téléphone. De cette fois où je l’ai forcé à choréographier la Compagnie Créole, pour ensuite diffuser le video sur youtube. De cette charmante idée sexy à souhait de lui laisser une odeur de poisson frit toute la journée dans les culottes… [...]
Martyne, Martyne, Martyne…que j’ai rigolé en voyant ton texte…J’étais à la bibli de l’école où je travaille et je riais tellement qu’il a fallu que je sorte…
En vous connaissant tout les deux…j’imaginais tellement le scénario…
Et Pat…k.o….
bisou à vous deux
Mado x
Salut Martyne, Sylvain et moi venons de se bidonner sur cette histoire anale….
De toute façon, la seule façon de calmer Patrick est bien évidemment de lui fouttre un doigt dans le cul….
Dommage que l’on ait pas catché cela avant…il aurait pris son “trou” et aurait eu une enfance de cul!!!!
[...] tous les deux, en scène pour une amicale vengence. Peut-être cela avait-il à voir avec “Le jour où j’ai failli le tuer“… Bref, la catégorie “Intellexaneries” est remplie de trucs sympas pour se [...]