Intermède
Par Martyne • jeudi 20 juillet 2006 à 23:56 • Catégorie: PsyritualitéRouler à moto, c’est comme s’il vous poussait des ailes. Comme s’il n’y avait ni béton, ni ciel. Un juste milieu entre vous et vous. Toutes couleurs confondues dans l’arc-en-ciel de vos pensées. Seuls le bruit du moteur et les images dans votre tête se heurtent. Souvent, le vent se fond sur vos cuisses, sur vos doigts, dans votre cou, et il vous semble alors que la terre vous est dûe, que les vocalises de sa voix murmurent des chants de bienvenue. Les inévitables gros taons qui vous picossent n’arrivent même pas à vous effrayer. Rouler, rouler encore, ne cesser de rouler que pour toucher au bitume, le temps d’une pause, le temps de recommencer à sentir le sang circuler dans vos bras engourdis. Ne s’arrêter que pour hydrater un corps que vous oubliez presque, tellement vous devenez immatériel sur l’engin, tellement l’engin ne fait qu’un avec vous. S’arrêter, aussi, parfois, pour lancer un doigt magistral dans les airs en direction de l’imbécile qui fait comme s’il ne vous avait pas vu… Mais ne s’arrêter que parce que vos esprits tremblent de trop avoir volé de ces précieux instants dans l’immense sac à dos de la vie. Et puis renaître en enlevant gracieusement un casque. Sourire à cet homme qui vous reluque malgré une coiffure en chamaille. Revenir à soi en retirant les gants, doigt après doigt, humant le cuir dans la paume de votre main. Mettre la toute petite clé dans une poche et ranger ses ailes jusqu’au prochain délire. Rouler, tout en saluant ces autres qui savent, qui comprennent, qui vivent cet état de grâce que vous partagez. Rouler en chantant, avec vous-même, pour vous-même. En souriant au soleil, en accordant votre coeur aux courants qui le font vibrer. Rouler en regardant tout autour, devant, derrière, toujours, pour voir ce que les autres ne voient pas. Devenir cette route. Embrasser cette courbe. Lécher ce gravier. Se rapprocher du sol tout en touchant aux astres. Rouler. Vibrer. Dévaler. Avancer. Conduire. Piloter. Gouverner. Aller là. Et là. Léger. Sans autre bagages que ce que supporte le siège arrière. Sans autre besoin que l’évasion. Sans autre attente que de sourire. Rouler. Parce que le vent est un homme, une femme. Parce que le vent est pervers. Parce qu’il s’immisce en vous, sur vous, autour de vous. Parce qu’il vous siffle, vous giffle, vous caresse, vous aime. Rouler pour faire l’amour avec le vent. Jusqu’à plus soif. Jusqu’à la fin de cette route inconnue. Jusqu’au bout de votre terre.
Mon Mex et sa Suzie. Moi et mon Bleuet. Départ ce vendredi vers l’univers. Avec une brosse à dent, un casque, des gants, des bottes, une clé et un sourire. Retour quand la réalité nous rattrapera. Bon weekend !






WoW! Ma cousine tu ma donnée des frissons dans le dos!! quelle belle passion! On se voit peut-être au souper dans les rues?? xxx
@ Sabi : On se voit SUREMENT au souper dans les rues, ouiiiii ! J’arrive mercredi, certain, certain, certain ! En attendant, j’ai «ajouté» de petits bouts de famille à la fin du billet. Si jamais tu t’ennuies… hihihi. Ciao !
Houla! Vraiment trop marant tes vidéos! Maintenant ca va être la guerre de savoir qui va réussir a envoyer de quoi en dernier!
Je vais suivre ca de proche!
Au pire film ta soeur en train de ronfler… 
ola frank pas besoin d’y donner des idées en plus. je me sens déja assez chasseur chassé comme ca. mais je n’ai pas dit mon dernier mot… ca ne fait que commencer. josée ”lolita”
Lolita: Ben quoi! Un lecteur est là pour donner son petit commentaire! Ca veut pas dire qu’il doit être absolument en accord avec l’auteur du billet!
Sans rancune!
Prend ta revanche!
J’aurais été tentée de dire que la liberté ressentie quand on roule à moto est indescriptible mais tu nous l’a très bien imagé. Bon voyage vers la liberté à vous 2!
À force de partager ainsi ta passion avec autant de verve, tu vas tous nous donner envie de faire de la moto ! (Et dans mon cas, ça tiendrait de l’exploit !)
Wow !!1 Quelle vengeance !!!! J’ai hâte de voir la suite des événements !!!
Je me suis vraiment marrée! LOL vous êtes cutes!
dis-moi, c’est quel template que tu utilises SVP.
Jamais je n’aurais cru pouvoir dire ça un jour, mais tu a parfaitement raison, rouler à moto, c’est le bonheur!!!
@François : J’ai des tonnes de copies d’autres vidéos aussi… Crois-moi, je viens à peine de commencer à en diffuser quelques-uns. Diabolique ! (Et fais-moi confiance là-dessus, ma p’tite soeur, elle n’en est pas à ses premières armes de destruction massive, hein ! Elle m’en a fait voir de toutes les couleurs déjà !!!)
Le seul hic, c’est de savoir jusqu’où on va se rendre avant de sortir le drapeau blanc !!! (By the way, j’ai trouvé la couche que tu avais caché dans le micro-onde. T’es dégueu !!!)
@Isabelle : Cutes, autant que débiles, sans pudeur, fous raides, animés d’une espèce rare de démence sociale, oui !!!
@Josée : Voyons, voyons. Tu devrais savoir, pourtant, depuis 30 ans, que je réussis toujours à me venger doucement…
@Mijestam : La liberté d’être seule avec soi-même, tout en se sentant partie intégrante de l’univers, oui. L’extase !
@René : Dès l’an prochain, je t’achète un foulard (faut quand même protéger ton instrument de travail, hein !) et je t’emmène en ballade ! Embarque, on n’ira pas vite ! Tu pourras faire un vendeurdaï-on-bike !
@Numérologue : Si je te dis 6+6+6, pour le prochain coup pendable, ça donne quoi dans les alignements numérologiques ?
@LPSoleil : Heu… le template… Kubrick, je pense. Celui qu’on a modifier ensemble, finalement !!! C’est toi, le cerveau de mon blog là !
@Miss Ryvie : Quoi ? Tu «moto» aussi ?
Ça donne le diable en personne et un très mauvais coup en perspective !