Il n’entendra jamais papa

Par Martyne • mercredi 14 juin 2006 à 11:20 • Catégorie: Mamour'ing, Sociosphère, Tag

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Il n’entendra jamais «papa». Il n’a jamais changé les couches, mouché les nez, entendu leur gazouillis de bambins. Il n’a pas pris leurs mains quand il fallait se rendre à la maternelle pour la première journée. Il n’a jamais reçu de petites cartes faites par de petites mains. Il n’est pas sur les dessins où y’a papa-maman. Il ne sait pas non plus comment consoler une peine d’amitiés foutues à 6 ans. Il ne saura jamais le soleil dans les yeux des premiers anniversaires.

Quand il est arrivé dans nos vies, les garçons étaient déjà grands. La maternelle était chose du passé. Les premières écorchures aussi. Quand il est arrivé dans nos vies, les derrières s’essuyaient tout seul. Le langage était acquis. Les premières chandelles déjà soufflées.

Quand il est arrivé dans nos vies, il savait. Il savait que mon corps n’aurait plus d’enfant. Il savait que ceux que j’avais déjà mis au monde seraient les seuls enfants de notre vie. Il savait, et il est resté.

Quand il est arrivé dans nos vies, il a accepté d’entendre «t’es pas mon père». Il a accepté de devoir n’être sur aucun dessins passés. Il a accepté de plonger dans nos univers, à notre manière.

Quand il est arrivé dans nos vies, il a su, en les voyant, qu’il serait souvent le dernier. Il a su que les priorités étaient chamboulées. Que ce n’était pas qu’un Lui et une Elle, mais des Eux. Il a su que sa vie allait devenir aussi chaotique que la mienne. Il a su qu’il allait, en accéléré, apprendre la patience, la maturité, la négociation, le fait de devoir être «l’exemple».

Quand il est arrivé dans nos vies, d’abord timide, il a observé. Puis s’est joint, tranquillement, à nous. À nos jeux. À notre table. À notre maison. À nos matins. Il a appris qu’une salle de bain se partageait. Il a appris qu’un cri de détresse équivalait à l’abandon de tout ce qui se passe au moment même. Il a appris que les larmes étaient parfois dures à ravaler. Il a appris les rires, aussi. Les spectacles dans le salon. Les déguisements. Les jeux en famille. Les sourires grands de même quand il disait : «On va en bateau, les gars ?». Il a apporté un gros chien jaune doré dans notre maison en disant : «Les gars veulent avoir un chien, bon», malgré ma face de baboune.

Quand il est arrivé dans nos vies, il savait, sans savoir, qu’il allait devoir accepter d’être substitut toute notre vie. Il savait qu’il n’entendrait jamais de «papa». Il savait que malgré tout l’amour qu’il pourrait leur donner, il ne remplacerait jamais, dans leurs coeurs, l’autre, le vrai. Il savait que malgré tous ses bons soins, il n’aurait jamais la place de l’autre sur les dessins d’enfants. Il savait qu’il lui manquait des années, des mois, des jours, de complicité.

Quand il est arrivé dans nos vies, il a laissé quelques bagages ailleurs, ses malles d’adolescent attardé, ses trucs de vingtaine. Il a su, instinctivement, qu’il devenait adulte, qu’il devenait responsable, qu’il était désormais devenu un pilier pour nous. Puis s’est lancé, sans demander ni pourquoi, ni comment. Son gros coeur gonflé à bloc, il a plongé, dans le noir, avec tout ce qu’il possède, tout ce qu’il est. Sans jamais rechigner. Sans jamais demander. En souriant. Parce qu’il sait. Parfois, les mots ne disent rien. Parfois, juste des yeux, juste un câlin, juste un sourire, c’est comme tout un poème.

L’autre jour, il a demandé à ma soeur s’il pouvait assister à l’échographie du prochain bébé. En souriant. Disant : «Je ne pense pas que je pourrai voir ça un jour, sinon en regardant des radiographies des gars, hahaha.» Et il a rit. J’ai ris. On a tous rit. Mais on savait. Qu’il aurait tant aimé. Ma soeur lui a généreusement dit «c’est certain que tu peux». Et il a sourit.

Quand, parfois, puisque ça arrive, l’un des gamins se trompe et s’adresse à lui en disant : «Papa—heu—Pat ?», il sourit. Il sait que ce n’est ni son titre, ni son rôle. Mais il sourit. Parce qu’ainsi, à travers les langues fourchues, il entend ce qu’il n’entendra jamais.

Quand un des kids lance un «maman, j’ai besoin de nouveau pantalon», souvent, c’est lui qui me redemande si j’ai pensé à en acheter. Quand un des deux a besoin de sous pour dîner, souvent, c’est lui qui laisse l’argent sur le petit plateau tournant, sur la table de la cuisine, pour qu’au matin, ils le trouvent. Quand un pneu de bicyclette se dégonfle, il le répare, parfois même sans que personne ne le remarque. Quand l’Adorable apprend à conduire, c’est son gros camion rouge qu’il prête. Quand un orage s’en vient, c’est près de Benny-le-kid qu’il va, parce qu’il sait. Parce qu’il protège. Parce qu’il aime.

Quand, le soir, les gars lui souhaitent la bonne nuit, il sait qu’il est, pour eux, un beau-père. Il sait que dans ses veines, un autre sang que le leur coule. Il leur souhaite de beaux rêves, dépose un baiser sur leurs fronts, puis sourit.

Il sourit, parce qu’il sait. Il sent. Il voit. Il vit. Il sait qu’il n’entendra pas «bonne fête, papa», ce dimanche. Mais il peut, tous les jours, entendre «merci, Patrick». «Peux-tu venir me porter chez un ami, Pat ?». «J’aurais besoin de 5$, s’teu-plaît». «Tu l’aimes maman, hein ?». Il sait qu’il est, pour eux, un peu comme un papa.

Ce dimanche, il ne recevra pas de traditionnelle carte de Fête des pères. Il ne recevra pas l’attention générale, il n’aura aucun appel de ses parents pour lui souhaiter, à lui aussi, une bonne fête. Non. Ce dimanche, il tondra probablement le gazon. Puis ira peut-être se balader en moto. Il fera le souper, comme presque tous les dimanches. Sans espérer. Sans demander. En souriant.

Ce dimanche, à la Fête des pères, il sourira. Parce qu’il sait. Il sent. Il voit. Il vit. Il l’accepte. Il m’aime. Il nous aime.

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55 Réponses »

  1. C’est donc ben cuuuuuuuuuuute!! :)

  2. Très bien ton blog très chère :) je suis addicted :)

  3. Bon, tu m’as encore fait pleurée comme un veau. Mozusse. Bon, pis tu sais tellement pourquoi, en plus. Je comprends bien Pat, à cause de similitudes dans la sitation actuelle. Sauf que moi j’espère bien encore entendre un “Maman” qui me sera adressé un jour… en attendant j’ai des “Yannoui” (mon surnom) par la tête qui me font des sourires énoooormes. Moi aussi j’ai les mignons lapsus qui font sourire du “Mamy” pour s’adresser à moi. Et moi ce sera mon anniversaire le 18 juin. Ma fête de 32 ans.

  4. Salut mon ex adoré, tu le pas à Pat mais dimanche matin, je vais demander à Ben de lui téléphoner afin de lui souhaiter bonne fête des “beaux” papa !!!

    PS: Mon contact ne montait pas en ville cette semaine afin de m’apporter du homard frais de la Gaspésie… :-( Je vais en acheter en me rendant chez vous vendredi pour notre souper traditionnel !!!

  5. Bon.. je pleure comme un bébé là…au boulot!
    Magnifique texte Intellexuelle, tout un hommage que tu lui rends là à ton beau Pat!

  6. Sooooooo same here!!

    C’est, à quelque détails près, l’histoire de chez moi, l’histoire de tant de familles reconstituées…

    Ton texte est un hommage mille fois meilleur qu’un souhait… Et je salue très bas ton Mec, parce qu’il est ce que tu nous dis qu’il est.

    xxxxxxxxx

  7. Ton texte m’a fait verser une larme. Ça me touche. Ça me touche parce que mon Mec aussi, sait. Mon Mec aussi, sent, voit, vit.

    Je comprends tellement ce que vous vivez.

    Bel hommage rendu à ce “presque” papa.

  8. C’est un bel hommage… Ce texte est mille fois mieux que bien des cartes de fête des pères. Touchant. Dans le monde actuel, il ne faut pas oublier qu’il y a des liens qui transcendent le sang. L’attachement va bien au-delà de la lignée biologique. L’important c’est de lui rappeler à quel point il compte à vos yeux. Ce que, à te lire on le vois bien, tu ne manques pas de faire.

  9. Quel beau texte gonflé de reconnaissance. Il représente un cadeau en tant que tel, oui! Et il nous présente une personne merveilleuse. J’admire ton Mec encore plus pour savoir d’expérience ce que ce rôle de beau-parent exige… et pour m’être retrouvée incapable de le jouer avec autant d’amour qu’il l’aurait fallu. Ton Mec a vraiment un coeur grand comme ça, je n’en doute pas. :)
    Tiens, j’y pense, pour dimanche: Une bonne fête à tous les beaux-papas qui ne lâchent pas!

  10. Ayoye! C’est tellement beau ce que tu as écris. C’est la première fois que je viens sur ton blogue et avec ce que je lis jusqu’à présent, c’est sûr que je vais revenir!

  11. Tu me fais monter les larmes aux yeux, ma belle Matoue. Parce que chez moi, Mec ne sait pas… C’est moi qui sait.

    Va voir ma réponse complète sur mon blogue… Parce que ça prendrais trop de place ici…

    Je t’embrasse ma belle, et si tu savais comme ça fait du bien de voir que tu comprends…

  12. Je suis contre les chums qui joue au papa, ça fait de gros dégats..ce n est pas leurs enfants point.

  13. C’est beau et touchant… Merci de partager l’amour familliale que vous vivez avec votre copain (bien sur) mais aussi avec ceux qui vous lise et ressentes ce beau sentiment

  14. Wow… ca me fait pleurer tellement c’est beau ! (quoi que pleurer en plein bureau c’est pas l’idéal…) Merci de me rappeler que j’ai moi aussi, un beau-papa.

  15. J’ai vécu ça avec mon beau-père. Il est arrivé dans notre famille à l’aube de notre adolescence. Il a eu des cadeaux mais ça disait toujours “À mon beau-père”. Son plus beau cadeau est quand je lui ai demandé de donner ma main avec ma mère à mon mariage et d’être mon témoin, mon père nous ayant quitté pour un monde meilleur 10 plus tôt. Il est le Papy de mes enfants. Il est plus que mon beau-père. Je ne l’appelerai jamais papa à cause des tensions que ça pourrait amener avec ses fils mais au fond, il a été mon papa quand mon père est décédé.

  16. Euh…Intellex tu permets ??

    @Daniel : Faudrait pas généraliser.

    Il existe de belles histoires de familles reconstituées. Et c’est à chacun de faire comme il le désire.

    Qui sommes-nous pour juger de la vie des gens ??

    Je t’invite à venir voir comment ça se passe dans une belle famille reconstituée quand tu veux !

  17. Wow…Merci de partager avec nous…C’est fou mais moi ça me donne espoir que ça peut aussi m’arriver de trouver un chum qui va voir, sentir, vivre aimer pas juste moi mais mes enfants aussi…le rêve d’être une famille à nouveau…Merci mille fois !!:)

  18. Il n’y a pas de mots…… Magnifique!!!

  19. Ça nous pogne aux tripes !!
    Super beau !
    Bonne fête des pères à tous ceux qui ne pourront jamais l’être, peu importe la raison..

  20. Je trouve que c’est un très beau hommage que tu rends à ton homme, vraiment.

    Pour moi, il est autant père que n’importe quel père biologique. C’est par un papa comme ça que j’ai été élevé :)

  21. Merci pour ce texte qui rappelle que le sperme devrait donner moins de droits que l’amour.
    La réaction de “Daniel” est malheureusement typique du lobby des pères revanchards, jaloux de la famille qui survit à leur violence ou à leur abandon.
    Et les tribunaux leur donnent trop souvent raison, sans égard aux droits des enfants, des mères et des nouveaux conjoints.
    Combien d’enfants se font imposer le “droit de visite” de ces hommes?

  22. Être papa, c’est d’abord une question d’amour et de présence. Bien des pères n’en méritent pas le titre…

    Bonne fête à ton Pat, car au-delà des liens du sang, la confiance et la complicité font visiblement de lui un “papa” sensas!

  23. Je tiens à ajouter ceci : L’Exception, le papa le plus exceptionnel que je connaisse, est encore et toujours dans le décor ! Même qu’il est presque «plus» dans le décor que quand on vivait ensemble ! Tenez, samedi dernier, quand on était à Québec, il est venu souper avec nous. Et dimanche, il était au spectacle aérien avec la famille. Ce vendredi, pendant que j’irai engraisser mes neurones à la maîtrise, mon Mec, mon Ex et mes fils se paieront un élégant souper-homard… Tout cela pour dire, au fond, que mon intention, quand j’ai écris ce billet, était de souligner l’importance et l’apport des beaux-pères (les bons, ceux qui font bien leur «job» de beau-père) auprès des enfants, dans les familles reconstituées. (Et si vous êtes attentifs aux commentaires, vous verrez que le #3 vient directement de… l’Ex !!!) :-)

  24. Une touche de tendresse vraiment touchante !

    Un papa de 2 beaux enfants itou pour qui le ptit coeur a fait quelques sursauts en te lisant.

  25. Vraiment un texte superbe! C’est la première fois que je viens sur ce blogue et il fera désormais partie de mes favoris! Tu écris avec une telle sensibilité, ce texte m’a mis la larme à l’oeil. J’ai déjà hâte à ton prochain texte…

  26. [...] Mais voilà, je termine notre histoire sur cette note éphémère. Je n’ai pas envie que l’enfant que je porte dans mon ventre n’entende jamais “papa”. Le père de mon enfant non plus. C’est pourquoi nous partons ensemble, ton mari et moi. Je te laisse à tes livres et à tes gugusses de filles, ne soit pas une twit et ne m’attends pas. [...]

  27. Ouf !!!!!! Tu as déclenché un véritable déluge d”émotions. Quelle chance tu as d’avoir une famille si formidable ! Félicitation à ton chum (une perle rare) pour la job exeptionnelle qu’il fait…

  28. Intellexuelle a encore visée dans le mille! :)

  29. J’ai été le garçon de cette histoire. Mon vrai papa n’est pas devenu un ex, il a juste fermé les yeux une dernière fois. En grandissant, un autre homme s’est joint à la famille, de l’or en barre, chic type, bon pour ma mère et pour nous. Il n’a jamais hérité du titre de papa, nous n’étions plus habitués à cela, étions trop gênés.

    Mais si ça peut consoler ton mec, quand les garçons deviendront des hommes, le beau dans beau-père sèchera et tombera comme un cordon obilical devenu superflu. Ça ne sera peut-être pas dit, mais ça sera ressenti tout autant.

  30. Merveilleux texte… Très touchant cet hommage.

  31. …j’espère que ce texte sera publié quelque part, dimanche. Tu l’as envoyé aux journaux ? Il dit trop bien et avec énormément de sensiblité ce que des dizaines de milliers d’hommes auront besoin de lire ce matin-là. Je t’en prie publie-le!

    À la fête des mères, La presse ou Le Devoir, je ne sais plus, publiait un paquet de lettres touchantes, « standard », hommage à maman; la dernière en bas à droite, celles sur laquelle nos yeux se posaient juste avant de tourner la page, s’adressait à une fille (et sa mère) qui avait accouché d’un enfant mort-né un mois plus tôt. On oublie souvent l’au-delà de la fête; pour mon amie-maman-endeuillée cette lettre (ça n’est pas à elle qu’elle était personnellement adressée, peu importe) valait beaucoup; on lui reconnaissait son statut de mère, elle venait d’enfanter après tout.

    ce texte pourrait faire des vagues semblables, j’espère qu’un maximum d’amoureux paternant pourront y accéder.

    merci pour eux ;)
    Zagathe

  32. J’envie beaucoup ta plume. Quelle fraîcheur et quelle sensibilité! Merci de faire paraître mon blogue sur ta liste de suggestions. Je t’ai surnommé « Né du Grand Bleu » sur ma liste et j’ose croire que plusieurs parcourront tes textes afin de trouver l’équilibre tellement recherchée.

    Au Plaisir

    Dominique Harvey

  33. Awwww…. :***(((

    Ca vient me chercher ça! Au fond des trippes bin raide!

    J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour la façon dont mon ex est entré dans ma vie de maman de trois enfants. La façon qu’il a eu de gérer les “chuis pas ton papa mais….”. Bien campée dans mon rôle clair et défini de maman, je l’ai regardé jongler avec ce rôle souvent si ingrat et presque toujours délicat. Les petits avant 7, 5 et 3 ans quand il est devenu “le beau-père”. Ils avaient 16, 14 et 12 ans quand il est parti d’ici. Il a pris le temps d’assurer aus enfants que sa porte était toujours ouverte pour eux. Qu’il n’était pas leur père mais…..qu’il demeurait là, accessible en tout temps pour eux. Qu’il ne serait jamais leur père, malgré tout l’amour qu’il éprouve pour eux mais qu’il serait toujours leur ami, et que c’était, des fois, même mieux.

    J’ai toute l’admiration du monde pour tous ces gens qui sautent dans une famille déjà en route. Qui prennent une place restée vide, en écopant de toutes les responsabilités sans jamais en obtenir la reconnaissance. Qui doivent créer un lien d’attachement à partir de pas grand chose et parfois même envers les principaux intéressés. D’accepter de partager cet amour nouveau. C’est un rôle vraiment pas facile. Je ne crois pas que je saurais m’en aquitter moi-même.

    Mais quand c’Est bien fait, boudiou! Quel fabuleux cadeau pour des enfants! D’avoir autour d’eut tant d’adultes qui les aiment et qui travaillent ensemble à leur bonheur.

  34. Très beau texte! Que dire, magnifique texte!
    Ce texte est surement un des plus beau cadeau qu’un “beau-papa” puisse recevoir.
    Très touchant!

  35. Je viens de lire les autres commentaires et je n’ai rien à rajouter… Tout a été dit, et de belle façon ! J’ai été agréablement soulagée aussi de constater que je n’avais pas été la seule à avoir braîllée comme un lavabo fuyant en lisant ton billet !

    Très bonne idée, en passant, que celle de suggérer à Intellex d’envoyer son texte aux journaux. J’appuie !

  36. J’ai une petite boule dans la gorge ;-)

  37. Quel beau texte rempli d’amour ! Mon mari aussi à vécu une situtation semblable avec son ex-femme car il a élevé 4 enfant qui n’étaient pas les siens mais il a eu un fils avec elle alors c’est un peu différent…

    Bien que Patrick ne soit pas le père biologique des enfants, bien que les enfants ne pourront jamais lui ressembler, bien qu’ils ne pourront jamais l’appeler “papa”, l’important c’est l’amour qu’ils se donnent mutuellement !

    L’appellation, le nom ou le titre n’a pas d’importance; ce sont les gestes, les paroles et les comportements qui font d’un être humain quelqu’un de bien, avec des valeurs et des sentiments nobles et sincères.

    Bravo pour ce beau témoignage à l’occasion de la fête des pères et en toute amitié je te dis : “Bonne Fête des Pères Patrick” !

  38. C’est vraiment beau ce que tu as écrit. J’imagine que ce ne doit pas être évident d’être beau-père ou belle-mère. Parce qu’on doit les aimer comme nos enfants.

  39. C’est vriment beau et touchant. Moi mes enfants ne diront plus jamais papa. Et pour une deuxième année ils se creusent la tête pour trouver à qui donner le fameux bricolage de la fête des péres fait à L’école. Marion l’an dernier me l’avais offert. Car pour lui je suis Et mère Et père.
    Bref.
    T’as de la chance poupée.
    Sea you xxx

  40. Houlala…
    Comme ce texte tombe à point…je suis la belle-mère…je n’ai que 25 ans peut-être qu’un jour… Mais la petite me parle par ses yeux, ses gestes tendres, ses “viens-voir-genevie-ce-que-je-peux-faire-maintenant” , ses “papa il t’aime beaucoup comme moi j’espère ” par sa présence elle parle , elle vit, elle m’accepte , on s’aime !
    Dimanche elle ne sera pas avec son papa, il est loin loin loin, dimanche elle sera avec moi et on regardera des photos, on préparera son retour…on sera heureuses ensemble !

  41. Salut,je ne sais pas si le destin t’a fait tomber sous mes yeux mais disons simplement que tu viens au moment opportun.Apres plusieurs années d’essais et d’incertitudes j’ai été déclarer stérile par mon médecin.Tu sais pour un homme comment cela a pu etre difficile a avaler.Pour faire une histoire courte,nous nous etions mis d’accord pour y aller d’une insimination avec donneur mais hier j’ai décider de faire marche arriere car je trouve trop difficile de pouvoir m’identifier a un enfant qui ne sera jamais de moi.Tu sais je vois déja les mensonges et autres cachettes tout le reste de ma vie, je vois mes deficiences dans les yeux de cet enfant.Je sais que les “papa” qu’il me dira me feront mal.Je sais que je serai jaloux du lien qu’il aura avec sa mere.Je sais que mes parents ne seront jamais grands parents.Je sais que ca fait deux jours que j’ai de la peine et que ma blonde m’en veut.Mais il y a eu ton texte….

  42. En partie par ce que je n’ai pratiquement pas connu mon père et la fête des pères, c’est encore plus touchant. C’est un très beau texte.

    Merci.

  43. merci mon amour pour l hommage fais pour moi tu sais tu a raison sur tout se que tu dit et oui des fois sa me manque d etre un pere biologique mais avec vous touse vous me combler plus se que vous penser je vous aime tout le monde xxx

  44. Soyez heureux. Seuls, l’amour et la générosité font que la famille devient une cellule unique et vous, vous avez su donner tout ce dont vous avez tous et chacun besoin. Pat, je suis heureuse pour toi que ta Martine fasse partie de ta vie. Et toi Martine et tes enfants, je suis heureuse que vous ayez Pat dans votre vie. La biologie n’est pas le seul genre de paternité qui existe. Celle du coeur et de l’implication est parfois beaucoup plus grande. Je vous aime de tout coeur. Une tante….

  45. ouf, j’ai pleurer en lisant ton texte. C’est très beau, c’est fou comme nous les enfants de famille reconstitué on prend pour aquis les gens qui nous aime. Ce dimanche je vais appeller mon beau père et je vais lui souhaiter bonne fête des père!!!

  46. Faudrait avoir un coeur de pierre pour ne pas s’attendrir devant une si belle image… (moi aussi, j’ai pleuré, en passant!)

    N’aurait-il pas un clône, un frère, un cousin… n’importe quoi qui ressemble à une parcelle de ce qu’il est? Ça me suffirait amplement!

  47. Euh.. wow. Étant moi-même papa divorcé, je l’envie un peu ton Pat, il est dans le quotidiens des enfants, il a une chance extra-ordinaire de partager leurs explois dès que ça arrive et non en différé. Je l’envie de pouvoir leur souhaiter bonne nuit chaque soirs et bonjour chaque matins.

    J’ai trois superbes garçons et je peux te confirmer que même si c’est pas “papa” qui est dit, c’est “papa” qu’ils pensent.

    Ce dimanche à la fête des pères, je vais travailler !! mais je sais qu’un de mes appel va faire ma journée.

    Mais ce dimanche en te réveillant à ces cotés, souhaite lui “bonne fête des Pat” !

  48. Estie que c’est beau, ça. C’est rare que ça arrive mais moi aussi je manque de mots, ça me pogne à la gorge..

  49. Superbe ! Est-ce que quelqu’un connaît un lien ou un texte semblable concernant une femme: c’est-à-dire une nouvelle conjointe qui ne cherche pas à s’appropreir le titre de mère mais qui est une “belle-mère” formidable.

    Merci!

    David

  50. C’est vraiment touchant!!!
    Quel bel hommage tu lui rends, à ton Pat!!!!

    Pat n’est peut-être pas le père biologique de tes enfants, mais il fait un sacré bon “beau-papa” et c’est tout aussi respectable si tu veux mon avis!!!!

  51. MERCI!
    Moi qui habituellement, ais la plume facile, je n’étais pas parvenue encore à si bien résumer mon amour et mo admiration pour mon conjoint à moi, qui même si on tente d’avoir un enfant ensemble, ne le sera peut-être jamais. ( Nous avons perdu bb en mars dernier). Moi, j’ai déjà 3 enfants. Mais pas lui. Il a quitté son Europe natale, son job, sa famille, ses amis, pour venir vers nous. Et ton Pat me fait penser à lui.
    Merci d’avoir partagé cet amour pour lui et ta reconnaissance.
    Merci à Pat d’être qui il est! Trop de femmes mono pensent encore que c’est impossible pour elles de vivre l’Amour, le vrai. Il faudrait plus de place dans les médias pour faire voir au monde que le Bonheur existe et que sur notre route, des Anges comme Pat peuvent venir, si on garde la porte quand-même ouverte…
    Je disais l’autre jour à mes enfants, qu’il faudrait qu’on se crée une journée de fête des beaux-papa. Ils ont étés emballés.
    Mais pour le moment, je vais faire lire ton texte à mon chéri…
    Merci encore et bravo aussi pour ta relation avec ton ex!

    Ps pour Daniel: Ton négativisme et ton mépris n’aura pas réussis à prendre le dessus contre tous les coeurs qui vibrent ici dans le positif!

  52. Oaaaaaaahhhhhhhhh !! Ça c’est le l’amour !!!

    Attache le !!!!!!!!!!

    xxxx

  53. Tellement vrai, ces pères “reconstitués” sont rarement fêtés le jour de la fête des papas et Dieu sait qu’ils sont importants dans nos vies. Pour ma part mon chum est arrivé tard dans ma vie mais malgré cela il a su comprendre et aimer Benjamine qui avait à son arrivée 13 ans. Elle et lui sont devenus de grands complices.

  54. Et bien…Quel magnifique texte. Je suis très touchée…Tu vois, je suis une future maman monoparentale et je sais, qu’un jour, je serai probablement face à une situtation comme ça. Mais d’un autre côté, ton message me donne l’espoir. L’espoir d’un jour être aimée, acceptée et respectée. Ainsi qu’en ce qui concerne mes jumeaux. Bravo et merci pour cette fabuleuse…tranche de vie…

  55. Bonjour Matoue!

    Ça fait tout drôle d’apprendre que, dans ton texte, Pat n’est pas LE PAPA mais bien LE BEAU PAPA… Je ne m’étais jamais posée la question tellement vous faites un beau couple et une belle famille. C’est la preuve que vous avez réussi avec amour votre couple.

    Bravo pour le texte, il est magnifique!

    xxxx

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