Farewell…

Par Intellexuelle • mercredi 12 décembre 2007 à 22:58 • Catégorie: Communication

Quand j’accepte un contrat de travail, la plupart du temps, je le réalise chez moi, du “bureau”. Parfois - rarement - je dois me déplacer dans l’entreprise. Cette fois, je devais y travailler, 5 jours sur 7, 40 heures/semaine en compagnie des autres employés.

Rarement, donc, je côtoie ceux pour qui j’élabore des planifications, pour qui je tente de nouvelles structures, pour qui j’aide à améliorer les communications.

Rarement, au quotidien, j’ai le privilège de saluer la réceptionniste, de sourire à la comptable, de rigoler avec les conseillers, de jaser avec le mécano ou l’aviseure technique. De me sentir bizarre si j’arrive plus tard qu’eux ou si je quitte à l’avance.

Rarement, en terminant un contrat, j’ai les trippes qui flippent. D’habitude, je signe les documents, je remets la paperasse, j’encaisse le dernier chèque, je souris au comité et tourelou, je repars en quête de travail.

bye.jpg

Pas cette fois. Cette fois, je pressens ma dernière journée comme un adieu. Comme des salutations que je devrai faire, comme un au-revoir aux collègues avec qui j’ai partagé. Cet aspect qui m’est plutôt inconnu me rend d’une tristesse bizarre. Évidemment, je suis heureuse d’avoir accompli le boulot, d’avoir “amélioré” certaines choses, contente d’avoir terminé mon mandat… et de partir en vacances pour effectuer la transition. Mais je suis également troublée de retourner dans ma solitude de travailleure autonome.

Rarement, mais heureusement. J’aurai appris à travailler “en contexte”, au quotidien, avec tout ce que cela implique. Et le reste. Les amitiés naissantes, les potins à l’heure de pause, les conversations de couloir… Tout le contexte social qui n’existe pas pour les freelance.

Je me sens comme une enfant qui doit quitter à regret la garderie.

J’ignore comment vous faites pour dire “adieu” aux collègues, lorsque vous vivez la situation. Dans mon cas, il me reste une journée pour trouver comment j’arriverai à franchir la porte sans avoir les yeux qui piquent…

vues 2462 fois par 1101 intellexlecteurs

Quand son pluggin fonctionne, Intellex utilise les Gravatars dans les commentaires. Intellexuelle. Lire. Réagir. Dire. Agir. (Cliquez ici pour obtenir votre Gravatar.)


Tags: , , , , , , , , ,

10 Réponses »

  1. Question : Dans ces circonstances, as-tu l’impression d’avoir mieux réalisé ton travail. C’est-à-dire, en côtoyant les gens pour qui tu effectues le travail ?

    p.s. Ça ira déjà mieux lundi. bonne chance. Et pour les yeux qui piquent, tu diras que c’est à cause du chauffage, l’air est trop sec.

  2. Ca m’ait déjà arrivé d’être congédiée par manque de travail et de devoir quitter une équipe que j’adorais.J’ai voulu faire ça vite et partir rapidement mais on m’a offert un calin et une pause-surprise.J’ai pleuré et elles aussi parce qu’on savait que même si on allait peut-être se revoir ce ne serait plus tous les jours dans la bonne humeur ou non.Courage à toi Intellexuelle,tu vas y arriver!

  3. j’arrive comme un cheveux sur la soupe parce que c’est rare que je commente même si je lis tous les billets que tu écris.Je suis certaine qu’eux se souviendront de toi autant que toi de eux.Moi je ne te connais même pas et je pense a toi à plusieurs reprises pendant une semaine,en me demandant comment tu vas et si les évènements de ta vie se bousculent encore.Avec tes mots des fois tu change ma vie et ma façon de voir les choses.Je suis sur que c’est la même chose pour ceux que tu quitteras et que tu as du marqué et je te souhaites les meilleures vacances du monde!

  4. Les yeux qui piquent, c’est ma spécialité… Moi, je dis assume-les! Ça va mieux passer.

  5. J’ai eu mon dernier souper d’employés des fêtes avec ma gang de mon ex deuxième job avec qui j’ai passé 3 belles années de pratique. Les yeux qui piquent …je n’étais pas la seule à les avoir! Faut se dire que autre chose nous attend et que d’autre gens nous rencontrerons. Bonne chance et joyeuse fête!

  6. Curieux timing! J’ai dû quitter cette semaine moi aussi…
    J’ai braillée… Hé misère!
    Et je les ai gavé de sucre à la crème, de fudge et autres confiseries de mon cru…

  7. je te remercie pour ccette image ! ;)

  8. Reekeegee : J’ai assumé, mais avec un peu d’avance. J’ai quitté le bureau jeudi après-midi au lieu de vendredi. Pour “prévoir” les derniers échanges, et m’arranger pour que la charmante réceptionniste ne mette pas de ballons colorés dans le bureau, auquel cas j’aurais probablement eu réellement besoin de la défaite “air chauffé” dans les yeux !
    *Et mets-en que oui, ça a amélioré ma perception, sur tous les plans, pour les aider ! Juste de les côtoyer, ça a amené une toute nouvelle dynamique d’intervention.

    Sylvie : Avec le recul, disons que j’ai apprécié tous les petits moments de salutations que mes collègues m’avaient préparés !

    Nancy : Bienvenue parmi les commentaires, alors ! Et merci pour toutes les bonnes choses écrites !

    Clépétar : Tu as eu tout à fait raison : assumer, y’a rien de meilleur.

    Sabrina : Un gros coucou !!1 Te connaissant, tu es tellement attachante et gentille, pleine d’empathie… ça doit être difficile certain de te quitter ! ;-)

    Miss Patata : Moi, je les ai gavés de petits mots gentils et de souhaits pour les prochains mois, c’est aussi bon, hein ? ;-)

    Potins : de rien ! Bienvenue ici !

  9. un petit mot poufr te dire que ton blog est très sympthique :)

  10. merci à vus pour cette image ! :)

Laissez votre réponse