Échappée belle…

Par Matoue • mardi 05 août 2008 à 12:41 • Catégorie: Cabotinage, Lady Of Harley, Nouveau

“L’orgueil est une fleur qui croit dans le jardin du diable.” - Proverbe anglais.

Tous les motocyclistes confirmeront : après l’accident, la crainte numéro deux des bikers est l’échappée.

Dans mon monde, échapper sa moto, c’est comme… heu… comme la honte. La perte de contrôle. Une giffle pour l’égo. La démonstration d’une faiblesse qu’on n’a pas su redresser avant. Ou une méchante badluck ! Souvent, c’est lié au conducteur maladroit, mais également aux dégâts engendrés par une moto qui touche le béton. Des miroirs cassés, des guidons crochus, des fourches tendues, de la peinture égratignée, des blessures physiques…

Tous les motocyclistes peuvent confirmer, parce qu’ils sont pas mal tous passés par là, dans les premiers temps. Apprendre à conduire c’t'engin, c’est toute une technique, tout un contre-poids, toute une finesse ; il faut avoir des yeux partout, des oreilles en masse et la vigilance maximale. Concentration 101 et point d’équilibre sont au coeur même du plaisir de conduire. Viennent ensuite l’expérience et les petits trucs qui ne s’apprennent qu’en pratiquant et en observant les autres motocyclistes. Échapper sa moto dans les premiers temps, c’est plutôt “normal” ou à tout le moins “logique”. Mais seulement pendant les premières semaines de pratique. Ensuite, c’est la démonstration que votre expérience ne se rend pas jusqu’à la capacité de redresser la situation, si jamais l’angle que prend votre engin décline…

Alors comme je le disais, si après plusieurs mois/années de pratique, vous échappez votre moto, c’est soit parce que votre vigilance était partie prendre son bovril, soit vous avez eu une méchante badluck.

Ou parfois, quand vous êtes très malchanceuse, les deux.

La semaine dernière, nous revenions d’une très longue ballade. Fatigués. Crevés et trempés parce que les belles journées d’été, au Québec, en ce moment, ressemblent à des montagnes Russes. Vous partez de la maison plein soleil et quelques minutes plus tard, c’est l’orage ! En arrivant dans le stationnement, Mex me fait signe de laisser ma moto là ; c’est lui qui se chargera de la stationner comme il faut. Moi, je m’exécute et je rentre rapidement avec les bagages.

Et la vie se vit. Et le temps passe. Et quelques jours plus tard, je reçois un appel en voiture alors que je reviens de je-ne-sais-plus-où. Mex m’annonce qu’un copain avec son temporaire a besoin d’amis avec un permis valide pour se promener. Je réponds immédiatement “moi aussi, je veux y aller, j’arrive”. Il me dit qu’ils seront à la maison dans 3 minutes.

3 minutes top chrono

Je pars le chrono. Je tourne le coin de la rue, arrive à la maison et sort en trombe de l’auto. Demande à l’ado qui m’accompagnait de sortir les sacs de la voiture et de verrouiller les portières. Entre à la maison. Jette ma jupe sur le divan. Me déhanche jusqu’à la salle de bain.

Mettre les verres de contact. Enfiler des jeans. Mettre ma veste. Merde, j’ai oublié les bas. Aller chercher des bas. Mettre mes bottes. Prendre la clé de la moto, saisir mon casque et mes gants. Sortir à l’extérieur. Enlever le système d’alarme en pesant sur la manette. Mettre la clé dans le contact. On. Ouvrir le choke. Deux coups de gaz. Start. Laisser l’engin ronronner un peu avant de décoller. Mettre mon casque. Où sont mes lunettes de conduite ? Merde, à l’intérieur. Partir à la course. Remonter les escaliers. Trouver les lunettes de conduite. Repartir à l’extérieur. Mettre les lunettes. Enfiler mes gants. Tout est en place ? Ouaip. Enfourcher la moto. Fermer le choke. Redresser la moto. Relever le pied. Embrayer en première vitesse. Donner un coup de gaz.

La seconde qui tue

L’espace de quelques secondes seulement auront suffit pour comprendre ce qui était en train de se passer. Quelques secondes de trop. Des secondes où, dans mon énervement, dans mon élan rapide, j’ai oublié un détail. Un simple détail. Un détail de vigilance, quoi. Un détail de trop. Le coup de gaz était déjà parti. J’ai réalisé trop peu, trop tard. Déjà, ma moto prenait une tangente dangereusement basse. L’angle était parfait pour décliner un très joli cercle. Impossible de redresser la situation parce que… le volant était barré.

Sur les Harley-Davidson, il y a un mécanisme antivol très simple : une serrure au volant. Quand on stationne la moto, on met la clé dans la serrure qui barre le guidon. Impossible de bouger la roue avant, donc, si le mécanisme est enclenché. C’est très rare que je m’en sers quand la moto est stationnée derrière la maison. Parce que s’il arrivait quelqu’un pour la voler, de toute façon, le système d’alarme crie assez fort pour éloigner tous les malintentionnés ! Mais c’est Mex qui avait stationné ma moto, la dernière fois. Et Mex, lui, il barre toujours le volant.

Trop peu, trop tard. Pendant que je réalisais ce qui se passait, en l’espace d’une fraction de seconde, j’ai pensé “ça prend la clé pour débarrer le volant, et là, la clé, elle est dans le démarreur. On oublie ça. L’angle de ma roue est incliné. C’est certain qu’on s’en va en plongée vers le sol. On fait quoi, là, hein, mon gros génie ? Déjà que tu as donné un coup de gaz, tu es mobile, nounoune. Sauvons les meubles.” Et j’ai sauvé les meubles, c’est-à-dire que j’ai “aidé” la moto à s’étendre de tout son long de façon lente, en retenant le plus possible l’impact de la chute. C’était presque gracieux !

Impact minimal sur l’objet…

Heureusement, la moto et moi étions encore sur l’herbe. Impact minimal, donc. Et comme j’ai aidé la machine à descendre plutôt que la laisser tomber bêtement, rien de cassé. Seulement un miroir et une poignée du guidon bien accotés dans l’herbe.

J’ai arrêté le moteur. Tournée la clé à off. Débarré le guidon. Et là, juste là, avec les mains qui commencaient à avoir le shake’n'bake, j’ai entendu au coin de la rue Mex qui s’en venait me chercher avec sa moto, et ses copains.

Oh. La honte. Une fille et une moto tombée. Oh. Vite. Vite. Vite. On doit relever la chose et faire comme si rien de tout cela ne venait de se passer.

Impact maximal sur l’orgueil

Dans mon énervement je n’ai pas été vigilante. J’ai mal agi j’ai mal agi j’ai mal agi, dirait Leloup. Soit. Mais dans ma malchance, il a fallu que le point de chute (ou d’atterissage) de ma moto soit à quelques centimètres à peine des escaliers. Ce qui signifie, en gros, que pour la redresser, il me serait impossible d’utiliser la technique efficace, celle recommandée, celle pour laquelle on pratique pendant des semaines, aux cours de moto.

Celle des jambes qui forcent… celle SANS LE DOS. Je n’avais aucun espace pour assoir mes fesses sur le bord du siège, encore moins pour mettre mes jambes à angle droit. Il faudra donc y aller “à bras”.

Dans le coin droit, votre très dévouée Intellex, mesurant 5 pieds 8 pouces, pesant 140 livres, bâtie sur un frame de minou. Dans le coin gauche, Azul la 883, mesurant quelques 4 pieds, pesant presque 600 livres, solide comme le roc. Un combat inégal, quoi.

J’ai pris le guidon à pleine main et OoooOooMmmmFfff. Ai recommencé. Essayé de saisir le guidon ET le siège. Après trois essais, j’ai déclaré l’abandon et ai crié à pleins poumons à l’ado qui était à l’intérieur : “Vite Dan, viens m’aider, ça presse”.

Parce que les secondes passaient, et que j’entendais Mex se rapprocher de plus en plus de la maison.

L’ado est sorti aussi vite que moi précédemment, a constaté les dégâts, m’a regardé, a eu pitié, je crois, s’est placé devant Azul qui semblait s’être endormie là, petit déjeuner sur l’herbe version Harley, a saisi le guidon, le siège, a effectué un très joli placement de jambes et a remis sur pied ma monture en moins de 2 secondes. J’étais soufflée. Non mais. pffft. Tsé, heye, wo, heu. D’accord, il doit tenir de son père. Je l’ai remercié 1001 fois, et lui ai dit que si Mex l’apprenait, il allait rire de moi pendant des jours alors pas un mot. L’ado a sourit, fier de son arraché et est rentré en riant de moi parce que “y’a plus honteux que ça, mom, voyons !

Comme s’il ne s’était rien passé…

Quand Mex est entré dans le stationnement, je terminais d’enlever les touffes d’herbe prises dans le miroir, sur la pédale de frein, et la terre collée sur le guidon. J’ai fait comme si je venais à l’instant de sortir, et que j’inspectais ma monture avant le départ. Il m’a dit “tu es prête bientôt ?” j’ai dit “évidemment, ah ! tiens, tu avais mis la serrure sur le guidon, ouf, une chance que je l’ai remarqué” il m’a sourit, j’ai repris ma clé, l’ai mis dans le démarreur, il m’a dit “n’oublie pas le choke” j’ai fait comme si je n’avais rien entendu et j’ai démarrée la bête.

Vous croyez mon honneur sauf, maintenant ?

Du tout.

Orgueil : 1 - Intellex : 0

Parce que j’ai essayé de faire ma fine et de la relever toute seule, de toutes sortes de manière ; et parce que j’ai forcé de très mauvaise manière sur un peu toutes les parties disponibles ; parce que j’étais énervée et que je voulais me dépêcher, je me suis blessée. J’aurais du prendre mon temps, tout en faisant ça vite, mais l’orgueil est une bien mauvaise conseillère. Alors je ne me suis rendue compte que quelques heures plus tard de la douleur. Vive. Un muscle, juste en haut de l’omoplate gauche, enflé parce que déchiré. Un nerf, probablement très gonflé, coincé derrière je ne sais quoi. Le bras gauche ankylosé. Capout. Over, merci bonsoir.

C’est quand j’ai expliqué à Mex pourquoi, après 120$ de massothérapie et de Robaxacet, j’avais si mal, qu’il m’a répondu : “Bin oui, mais ma Puce, t’avais pratiquement aucune chance là. Moi aussi, au début de l’été j’ai oublié de débarrer mon guidon avant de partir…” et “Beaver aussi - notre ami avec un gros gros becyque - l’a échappé cet été” et “tu te souviens de Gros Pierre, au printemps, qui a échappé son FLH sur le coin de la rue ?” et “un tel, ça fait des années qu’il conduit et que…” et bon. Ça arrive. Même aux meilleurs. J’ai juste oublié de demander de l’aide quand j’aurais du le faire, bien avant de me blesser…

J’ai été punie par où j’ai péché : à l’orgueil ! Vous en avez déjà fait, vous, des péchés d’orgueil ? C’est terriblement douloureux !

Thérapie numéro un : avouer. Thérapie numéro deux : raconter. Thérapie numéro trois : publier. Et on ne m’y reprendra plus. Promis, juré-craché. Ça fait trop mal.

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15 Réponses »

  1. Tabarnak

  2. Bienvenue dans l’club. Ne t’en fais pas c’est normal d’échapper ton bike de temps en temps. Même les plus macho échappe le leur. En fds passée chez un couple d’ami ma conjointe a échapé le sien (Street Bob) et moi dans mon énervement j’ai failli échapper le mien (Road King) le couple d’ami sont arrivé et en voyant ça, l’amie a elle aussi, failli échaper le sien (Springer). Tout ça par ce que son chum a fait la pelouse (lawnboy) lol , n’a pas balayé et que nous n’avons pas été assez vigilent. En plus ça prend des bottes aux semelles qui collent.
    Content de te lire.

  3. *Gros câlin qui fait du bien à l’orgueil*

    Ça va un peu mieux? Promets moi de faire attention la prochaine fois! ;)

  4. Mon orgueil est tellement mon meilleur ennemi!!

  5. Moi je vous dit pas la claque à l’orgueil que j’ai eue quand j’ai loué un scooter pour essayer pour la première fois de ma vie une ride en «moto»… et que je suis tombé sur un boulevard passant à Montréal, après une courbe. En passant, c’était la journée de mon…. 29ième anniversaire.

    Entendre tes chums dire «ouais, t’aurais dû louer celui avec les ‘training wheels’ en arrière» ou encore «câlisse, y permettent à des jeunes de 14 ans d’en conduire» … GRR!

  6. C’est tellement pas drôle de chercher à ce point une histoire à écrire sur son blogue. Hihihi!

    Bon. L’engin est trop lourd. Manque de clignotant et de petite alarme pour rappeler que le volant est barré.

    Ton histoire est raconrtée de manière très intéressante. Les lecteurs auraient accepté la fiction, je crois! Bonne guéridon euh¸… son. Zed :D

  7. Chère Intellex,

    Si vous ne souffrez pas de mon drôle de travers, l’orgueil peut être parfaitement utile, comme si on pouvait mettre parfait près d’orgueil sans sourire de deux façons. Celà dit, dans mon métier, on peut aussi avoir la crainte de l’échapper, elle s’apparente beaucoup à votre passion sur deux roues, c’est juste que le décor est moins utile pour se sauver la peau des fesses et qu’habituellement, on vous aide pas à vous relever. Merci de cette réflexion personnelle et égoïste que votre billet m’a procurée. Tâchez de venir à mon mariage avec tout vos morceaux ;-)

  8. Hihi! L’orgueil peut-être très mauvais pour nous même mais en même temps on en tire de ”douloureuse” leçon lol! Je suis heureuse de la réaction de ton mex et surtout du au fait que tout est bien qui finis bien…bisous xxxx

  9. Aie!! l’orgueil c’est terrible…Moi je suis convaincue que je vais un jour mourir toute seule dans mon coin parce que j’aurais eu trop d’orgueil pour demander de l’aide…c’est un travers épouvantable quand on y pense et moi, je suis pas capable de m’en défaire…

  10. Cherche la boite de band-aid de l’esprit, la trouve et la donne a Intellex

  11. @James: Si c’est un anagramme, tu as oublié de donner la définition des lettres… ;-)
    @Ric Hard: Ça devait être assez stressant comme petit deux minutes, ça ! Tout le monde avec une face de “redressement”, de “ouf” et de soupir !!! Contente de te savoir parmi nous ! Bienvenue !
    @Blogue_l’Eponge: Promis. Juré. Reuuuhhhk-teuuuhhhh. Craché.
    @Clépétar: Tellement le mien itou !!!!! :-)
    @Marc: Aouch. L’orgueil, encore… Citron, tu l’as pas eu facile, toi !!! hihi !
    @Zed Blog: De la fiction, ici ? Nan !!! Tout existe et rien n’est vrai. Sauf ceci. Et cela. Par contre, je retiens l’idée d’un avertissement quand le guidon est bloqué par exemple, c’pas fou !
    @Exivrogne: Tant que je laisserai l’orgueil dans sa perfection, tous mes morceaux y seront ! C’est fait exprès pour nous protéger, en cas de témérité, c’t'orgueil ! (C’est juste qu’habituellement, on n’en fait pas un billet de 12 paragraphes !!!) Quant à l’autre extrait de philosophie, j’ai pour mon dire (!) que tant qu’on voit le monde debout, avant pendant ou après, c’est qu’y'a eu quelqu’un pour donner la main ! Y’a toujours quelqu’un, suffit juste des fois de crier assez fort pour qu’il entende ! (J’avoue que la face dans la bouette quand d’autres nous passent su’l corps pendant qu’on est en service, c’est moins évident de se faire entendre. Mais gesticuler, ça compte !) Pour être bien certains de nous rendre en deux morceaux, le mari et moi, on s’amènera sur 4 roues à vos noces !
    @Annie: Y’a une expression de motard qui dit “roule jamais plus vite que ton ange peut voler”. Dans mon cas, c’est “swing jamais plus vite que ta tête peut penser”… Heureusement, oui, y’a aucune casse. Zéro. Sinon la douleur à l’épaule…et à l’orgueil !
    @la fée: I will survive ! À chanter à pleins poumons, quitte à ne pas savoir comment demander de l’aide !!! I will survive, hey hey !
    @faydra: Intellex se badigeonne de band-aid de l’esprit et remercie bien bas Faydra !

  12. Ouais, je connais ça, cette honte-là! Ça faisait environ six mois que j’avais mon permis de moto. Un jour, je suis entrée dans un parking en gravel, en ville, et en voulant entrer ma moto dans une place de parking, j’ai viré juste un peu trop carré… Pas trop loin, y avait un gars qui a vu toute la scène et qui est venu m’aider à relever ma moto en me demandant si j’étais correct. J’ai marmonné quelque chose comme “ouais ouais”, les yeux à terre….

  13. Moi, quand j’ai recommencé à faire de la moto après plusieurs années d’arrêt, j’ai acheté une vieille Shadow 750 pour commencer et, effectivement, je l’ai échappée en reculant dans l’entrée chez moi… Heureusement, les voisins n’étaient pas là! J’en ai eu deux autres depuis, que je n’ai pas échappées (encore), mais il suffit effectivement d’un moment d’inattention ou de fatigue pour que ça arrive.

    Hier, il faisait beau et je suis allé à Trois-Rivières par la 132 pour revenir à Québec par la 138. À une halte routière sur la 138, j’ai vu un couple de «harléistes» (?) arriver, la madame sur une 883, et ma première idée, c’est que ce pouvait être toi. Comme il y a de bonnes photos de toi sur ton blogue, j’ai bien vu que ce n’était pas le cas. Soupir…

    En passant, tu as «shiné» le chrome en titi avant de prendre la photo… on voit dans le couvercle du filtre à air (c’est bien ça?) que tu étais nu-pieds avec une petite robe d’été quand tu l’as prise… enfin c’est ce que je vois ou, à tout le moins, ce que je crois voir…

  14. @Chris: *Les yeux à terre* sont un excellent résumé de l’émotion, ça oui !!!
    @Gilles: Bin voyons, Gilles, le chrome, il est pas shiné. C’est juste qu’à force de se faire pleuvoir dessus de même, ça enjolive n’importe quoi, propre propre propre !!! Nu-pieds, c’est sur que c’est moi !!! Tu as vu juste. Et mon bike est bleu comme l’azur, facile à reconnaitre, d’ailleurs ! Si on se croise un jour, n’hésites pas à venir nous saluer, Mex et moi. Ça fait toujours plaisir de rencontrer des intellexlecteurs ! (Comment ça, hier il faisait beau ? À quelle minute de quelle heure ? héhé)

  15. Bonjour,
    Je tombe par hasard sur votre site, mais je ne comprend pas tout ce que vous écrivez, excusez moi, mais je suis de Belgique. Alors le terme “échapper”, ça veut dire quoi, que la moto a déraper ?
    Pour ma part, j’ai itou un 883 et je m’éclate. Et si j’ai bien compris votre échappée, ça m’est arrivé aussi, dans une descente gravillonée, un mauvais réflexe et vlan, la moto à terre et moi debout par dessus en train de me foutre la honte devant les badauds. Heureusement, les amis sont venus à la rescousse et ont remis la moto sur ses roues. Rien de cassé, la fierté à peine éraflée.
    Bonjour au Québec de la Belgique
    Sylence

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