Ça fait plus de 1000 heures qu’elle prie…
Par Intellexuelle • jeudi 20 septembre 2007 à 22:16 • Catégorie: SociosphèreParfois, pas souvent, mais parfois, je regrette la jadis “popularité” de cet espace. Quand le blogue de l’Intellexuelle s’est hissé, l’an dernier, au sommet des blogues les plus visités, j’ai décidé de m’enfuir - ou d’aller m’installer ailleurs, en fait. Je continuais à écrire mes carnets, mais en délaissant Intellexuelle. C’était probablement “trop” de coup d’oeil pour moi, “trop” de lecteurs, “trop” de commentaires, “trop”, aussi, de moi.
Parfois, pas souvent, mais parfois, je regrette l’achalandage élevé. Dans des cas précis, cet engouement pour ma prose m’a bien servi. Pour Chloé, par exemple, ou pour Richard, pour la trame sonore… J’aimerais retrouver le même achalandage pour elle.
Il existe, quelque part, quelqu’un qui sait. Quelqu’un qui possède l’information précieuse. Quelqu’un qui est, ou qui s’est doté d’un pouvoir hors du commun, depuis plus de 50 jours. Quelqu’un qui a vu, qui a entendu, qui a su ou qui a fait, quelqu’un qui peut donner “l’information”.
J’ai deux enfants. Deux fils merveilleux. Deux beaux grands garçons en qui j’ai mis la majorité de mes espoirs, à qui j’ai transmis la majorité de mes savoirs, de mes valeurs, de mon amour. Ces enfants sont moi, comme je suis eux. S’il advenait qu’un d’eux, par une soirée d’été, disparaisse, je m’effondrerais. J’alerterais la terre entière. Je me morfondrais. Jusqu’à plus soif. Jusqu’à savoir.
Où. Avec qui. Comment. Et pourquoi. Mais, surtout, quand. Quand.
Je connais une famille en ce moment qui s’éveille au matin le coeur en miette. Une famille à qui l’on a amputé un membre. Une famille qui ne sait pas ni où, ni avec qui, ni comment, ni pourquoi, et, surtout, qui ne sait pas quand. Quand ils la reverront. Quand ils pourront déposer un baiser sur son front. Quand ils pourront dormir. Paisiblement. En sachant où se trouve leur fille.
Et j’ai moi-même été fillette de 10 ans. Je m’imagine mal la détresse, la douleur, la peur, le désespoir que doit apporter une situation du genre. Mais je sais que si, à 10 ans, j’avais eu à disparaitre, comme ça, un soir d’été, j’aurais été catastrophée. Perdue. Triste. Malade. Et j’aurais prié, tous les soirs depuis plus de 50 jours, pour que ce quelqu’un me ramène à ma famille, à mes parents. À ma vie.
Parfois, pas souvent, mais parfois, j’aimerais être encore lue par des milliers de visiteurs. Juste pour qu’il puisse la voir, pour qu’il puisse prendre conscience de l’ampleur de la détresse qui se vit en ce moment dans la famille de Cédrika. Juste pour que le message passe, partout, pour que les liens se fassent, pour que la vérité éclate.
On est tous humains. Tous constitué d’empathie et de bonne volonté. On est tous la fille ou le fils de quelqu’un. Et si nous avions eu le malheur de disparaitre, ce sont nos familles, nos amis, nos proches et toute la population qui seraient à notre recherche.
Avec un peu de chance et beaucoup d’abnégation, celui ou celle qui détient la vérité profitera des tribunes proposées pour se dire, pour se raconter, mais surtout, pour que cette petite et sa famille puisse enfin savoir.
Si tu passes par ici, par un hasard, une habitude, un coup du sort, si tu passes par ici et que tu sais ce qui s’est passé, ce qu’il advient de Cédrika, prends conscience du pouvoir qui est entre tes mains, et sers-t-en pour rassurer sa famille, pour leur dire le où, le pourquoi, le comment. Mais surtout, le quand. Appelle d’une cabine téléphonique ; écrit une note ; alerte un passant ; laisse des indices, des traces ; va porter la petite dans une station-service, elle se débrouillera bien pour retrouver son chemin. Mais dis. Dis.
Quant aux autres, si vous ne savez pas, à la limite, auriez-vous l’amabilité de faire passer le message ? L’important est de saturer les réseaux de communication. Pour que ce quelqu’un quelque part sache que sa réponse est essentielle. Quoiqu’il se soit passé… L’espoir fait vivre, dit-on. Avec tous les espoirs qui existent et perdurent, elle peut encore être en vie.
Si vous commentez ce billet, je vous invite à respecter l’espoir de sa famille et à ne pas envisager de scénarios terribles et tristes auxquels nous pensons souvent. Parce qu’il fait vivre, justement, l’espoir.
Elle a des étoiles plein les yeux sur toutes les photos où elle apparaît. Plus de cinquante jours. Ça fait plus de 1000 heures qu’elle prie…






J’ai le coeur tout à l’envers chaque fois que j’entends son nom.
Alors j’ai bien du mal à comprendre la conscience (ou l’insconscience) de la personne qui sait et qui se tait.
La vache qu’elle talent, tu m’as énormément touchée par ta plume.. Même si n’étant pas maman je ne dois pas trop comprendre ce que cette douleur signifie vraiment mais j’en ai une idée et voilà tu m’as beaucoup touchée
[...] lire ce billet de Matoue l’intellexuelle. Et faites circuler, s’il vous [...]
Souvent nous sommes fatigués de la routine. Souvent nous voulons qu’elle sorte de notre vie, cette routine qui nous fait oublier de savourer chaques instants précieux qui comble nos journées…Que souhaiter de plus à cette famille que cette routine de vie avec Cédrika puisse refaire surface et faire en sorte que la vie redevienne douce et calme comme autrefois…Pour cette famille,à qui je pense si souvent, j’espère que cette routine de vie finisse par redevenir la plus belle de toutes les routines…
Je suis loin de chez vous mais je vais prier moi aussi pour que cette famille retrouve sa petite fille.
Moi, je cherche le ‘chien’… et si je trouve le chien, je trouverai Cedrika.
Ce n’est pas un jeux de mots!
pensées positives envers la famille POINT
Si seulement j’étais celle qui sait.
Mon coeur de maman se serre chaque fois que j’entends son nom. L’impuissance fait mal.
Très touchant ton billet. C’est tout ce qu’on peut faire maintenant, unir nos pensées aux leurs.
Bonjour a vous, Je vous invite a visité le nouveau site officiel de Cédrika Provencher.
Mr. Henri Provencher ma mandatée en juillet dernier de faire le nouveau site officiel suite a mes créations.
Vous allez voir toute les archives depuis le 31 juillet 2007 de la disparition de Cédrika.
http://www.cedrikaprovencher.net
Merci
‘cliquez ici pour obtenir votre gravatar’ ! précisionn importante pour la compréhension
merci pour c billet, c’est toujours u plaisir de vous lire, bye bye