Blues sensuels…

Par Intellexuelle • lundi 18 juin 2007 à 06:00 • Catégorie: Mamour'ing

Mon Mex a des yeux bleus. Bleus comme un océan de promesses éternelles, de douceur en plongée, de découvertes en apnée. Bleus comme les teintes que prennent parfois l’envie. The “hunger”. Le désir de n’être que des corps, avides de sentir les frissons chez l’autre ; soif de recoins de peau que seule moi connaît. Le désir est subjectif, et, surtout, aussi furtif qu’un avion en vol plané. Il tient, quelques secondes et puis plonge et redresse. La peur naît, puis le soulagement de comprendre que le pilote est aux commandes.

La chaleur probablement, les effets de voir ses biceps nus sous les rayons. Les éclats de lumière sur son corps. La goutte qui descend lentement sur son front. Les lèvres que sa langue lèche sans but m’émeuvent et me donnent envie d’aller boire jusqu’aux tréfonds de son coeur.

Mes mains posées sur sa peau tiède, sur les couleurs que son coeur prend, juste parce qu’il en expose certains espaces. Les nuits fraiches et collantes où la couette est rejetée de facto. Les baisers salés et ses doigts dans mes cheveux humides.

Mon homme est là, il est tout ça, et il me chuchote Leonard. Mes sens s’éveillent et ne veulent qu’engloutir sa passion, la rendre éternelle de par un seul souvenir ; lui dire sans mots combien il éveille mes plus graves délits fantasmatiques.

Décidément, l’été est ma saison. Puisqu’elle révèle mon homme comme un bourgeon qui éclot, tout naturellement, sur la branche de notre vie. Et de sa sève, je m’abreuve jusqu’à l’hiver, jusqu’à plus soif.

J’aime cet homme, évidemment. J’aime l’été, autant. Les deux ensemble me disent que le bonheur, c’est, parfois, juste de s’arrêter un instant, écouter et vraiment entendre ce qu’il dit, avec ses silences suaves des jours pesants. De saisir et de prendre conscience que cette main qu’il pose dans mon cou n’est plus une main, mais un désir de moi. Sentir et savoir, comprendre et saisir que l’attente est désormais pleine d’envie, que le temps ne file ni de s’arrête, qu’il n’existe simplement plus. Pour nous. Pris dans un alcôve de silence éloquent, de sourires verbomoteurs. Comprendre qu’il m’attend. Qu’il bouillonne de moi et des idées qui le font doucereusement sourire, les yeux pétillants, le corps prêt à saisir mes soupirs et mes cris.

Jouer dans ses cheveux, croiser ses yeux, sentir sa main qui prend la mienne et m’entraine vers l’intimité, vers son univers, vers ce qu’il attend du plaisir. M’y complaire et croire en l’éternel de cette fiction, du moment figé dans un temps qui n’existe plus. M’endormir après l’haletant plaisir, en me demandant pourquoi je refuse si souvent, pour tous les prétextes du monde, d’être aussi femme, aussi désirée… Ne plus attendre que la fatigue soit soustraite de mes soucis. Ne me laisser bercer que par sa voix, ne désirer que sa langue et ses caresses sur mes cuisses. Ne plus plonger qu’en lui et le laisser chavirer mon corps jusqu’à ce que mes sens crient leur drapeau blanc. M’étendre après l’épuisement d’avoir aimé. D’avoir murmuré que mon corps est amoureux, comme aux jours de printemps lorsqu’il a vu naitre ma passion pour lui. Tenter d’attirer son regard sur mes cuisses pour attendre, patiemment, qu’il en soit obsédé jusqu’à insister pour que je parade subtilement sur ses draps. Me laisser aller à prier pour qu’un bonheur du genre soit figer dans l’éternel des moments à conserver à jamais en moi. Y revenir, pour mieux sentir dans mon ventre les bouillons qu’il y fait jouer. Laisser les idées voguer dans une autre dimension et n’être, l’instant de quelques soupirs, qu’à lui, dans l’abandon le plus total. Ne pas résister à cette seconde offre. Croire que demain, tout sera encore aussi bon, aussi tendre et violent, aussi épris.

Même sans soleil, il est ma chaleur, mon été. Ses yeux brulent mon corps de ce désir qui, même après les journées emplies de ceci et cela, demeure. Y croire, m’y laisser, m’abandonner. Lui remettre mon corps puisque mon coeur y tient. Et ne jouir qu’après avoir pris toute la passion du bout de ses doigts. Saisir son corps pour en lécher l’emprunte. Et vouloir, toujours, me souvenir des abandons qui viennent effacer les soucis momentanés. Ne vivre pleinement qu’à l’aube de ses lèvres. Volontairement. Sans pudeur, aucune. Juste partager. De l’intérieur, par l’extérieur. Aimer. Et sentir la morsure de sa chaleur sur ma nuque. Arrêt sur image. Définition d’un bonheur.

…Pour les uns, c’est dans le regard. Pour d’autres, dans le toucher. D’autres encore préfèrent l’entendre. Certains le saisissent à l’odeur, d’autres en le goutant. Je suis bien curieuse de connaitre votre définition d’un bonheur amoureux…

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9 Réponses »

  1. Pour moi le bonheur amoureux porte un nom tout simple, Marcel…Pouvoir donner son cœur et être sur qu’il est entre de bonnes mains…trouver du plaisir dans le plus simple, comme le regarder marcher, dormir, manger, travaillé, même si il sacre gros comme le bras parce que ça marche pas comme il veut….Bien entendu pas passé sous silence le bonheur de faire l’amour avec cet être plein de sensualité, d’expérience…sentir son odeur qui n’appartiend qu’a lui, sa peau douce, chaude, vibrante de sensualité brrrrrrrr! Ses yeux noisette avec de toutes petites rides aux coins des yeux qui le rende encore plus charmant, caresser sa douce chevelure noir…Le regarder cuisiner avec en tout et pour tout qu’un tablier comme vêtement, goûter à ses plats assez ,disons le, spécial au goût parfois, mais cuisiner avec tellement d’amour….TOUT ce qu’il fait il le fait pour le simple bonheur de donner et rendre heureux sans jamais rien attendre en retour….Son rôle de papa qu’il rempli avec brio, un peu trop même car elles sont trop gâter les 3 V hihih! Toute les personne qui ont la chance de le connaître et de faire partie de sa vie sont chanceux…..alors pour moi le bonheur je le redis s’appel Marcel un nom tout simple mais qui représente tellement, tellement, tellement…..

  2. Les odeurs me rendent toute chose. Je dois absolument toucher. Goûter. Sentir. Regarder. Mordre. Lécher. Caresser. Griffer.

    Tous mes sens sont en émois, quand mon Mec est près de moi.

    Me contenter d’un seul sens? Jamais.

    Le bonheur amoureux? Hihi… Faire l’amour dans un rayon de soleil.

    Mon bonheur, il porte le même nom que le tien…

  3. Mon bonheur amoureux porte le nom de l’homme qui me désire depuis presque 18 ans.
    Je dis qui me désire, non parceque ce n’est pas partagé, mais bien parceque ça me charme, m’éveille et m’entraîne, de sentir son désir quotidien. Un amour qui s’est transformé au fil du temps qui déboule, qui s’assagit parfois, mais reste intense avec ses périodes de désirs profonds et fous, des périodes où la force de ce qu’on bâtit m’apparaît comme ce qu’il y a de plus vrai et précieux… Je me demande parfois pourquoi je ne me laisse pas couler aussi souvent qu’il le voudrait dans l’extase de la sexualité. Je crois que ça vient de moi. L’âge, le nombre de choses à faire, mon corps qui change, ou les soucis? Une façon plus globale de sentir l’amour? Une chose est sûre, à 45 ans je n’ai plus aussi souvent besoin de «sexe». Ça me fait de la peine de le dire, car jusqu’à la fin de ma trentaine j’étais très portée sur la chose ( j’ai pas 6 enfants pour rien là…) Par contre l’été arrive et moi aussi ça me fait beaucoup d’effet le mix chaleur-peau-vacances et relax… Ce que j’aime le plus dans nous deux? Le sentiment qu’on s’épaule vraiment, qu’on forme une équipe qui se complète, s’admire et se redécouvre régulièrement. Cet homme là, je l’aime profondément au toucher, en murmures et dans l’action…

  4. et la bit qui éclaire dans le noir ? personne n’en parle ici ? hihihi

  5. Bien franchement se sera une idée d’un sujet de billet pour mon blog que celui d’expliquer qu’est ce que c’est pour moi la définition d’un bonheur amoureux…en attendant, te lire est toujours un plaisir émotionnelle pour moi. Tous les billets que tu écris, je les vois, les vit, je les sens…mais celui-ci…j’avoue…les images que j’ai dans ma tête…c’est quand même beau …mais c’est …mon…FRÈRE…alors…ce n’est pas très inspirant….lol!!!!!!!! (pour moi)

  6. Marcello es-tu un extra terrestre? Hihi

  7. Je l’ai déjà dit je crois… ce gars là est un chanceux, ou plutôt non … il n’y a rien a voir avec de la chance… ce gars là est quelqu’un de vraiment particulier pour rendre une femme comme ca !!!
    Wow que c’est beau !!!

  8. Je suis touché de lire que ça peut durer aussi longtemps la passion, a force d’entendre des rabat joie répéter que ça ne fait qu’un temps, 6 mois, 3 ans…

    Je m’étonne tout les jours de cette passion précieuse avec mon Olivier. Un an, c’est peu, mais ça a été une éternelle ascension qui continue encore, qui me donne envie de croire encore plus.

    Pour ça, il faut peut-être seulement voir l’extra dans l’ordinaire.

    Je viens souvent, anonyme, te lire, et j’aime beaucoup ta façon de vivre et d’écrire les choses. Bonne continuation!

  9. Mon bonheur amoureux réside dans ses moments où je me rends compte que je suis surprise de voir naître un désir que je crois être toujours tiède dans un premier temps. C’est le bonheur de voir que j’ai soudainement envie, là, maintenant…bien sûr, ses yeux sont du brun velours le plus doux qui soit, sa maladresse, sa gêne et sa timidité sont tendrement attachantes…mais au final, c’est toujours le moment qui crée le bonheur amoureux. Cet espèce de petit miracle où les deux veulent en même temps, la même chose, soit l’autre, en entier.

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