Atelier de gestion:la belle-mère
Par Intellexuelle • samedi 01 mars 2008 à 14:20 • Catégorie: Cabotinage, NouveauAurore a eu la sienne. Moi aussi. Encore plus absurde, c’est une ancienne belle-mère. L’Ex de mon père. Je ne parle donc pas ici de la maman de mon Mex, la plus charmante et agréable des BM de la planète. Nenon, je parle de l’autre. Celle que je n’ai eu la chance de connaitre que quelques semaines. Celle qui passait par les fenêtres pour entrer chez mon père, parce qu’il lui avait enlevée la clé. Celle qui concoctait ses petits plats en ajoutant, j’en suis persuadée, tous les grains de malice qu’elle possédait. Celle qui s’est trouvé là, presque par hasard, un lendemain de brosse, quand papa a fait son acv. Une belle-mère totalement disjonctée, sinon que pluggée avec le bon Dieu, ligne directe en plus. (Je-vous-jure. J’ai entendu-de-mes-yeux “C’est Dieu qui m’a demandé d’attacher votre père pour qu’il ne se sauve pas”.) And God bless’y'all.
Vous avez été, chers lecteurs, d’une dépravation inouïe en demandant à la majorité, lors du billet précédent, d’obtenir les trucs imaginés pour se débarrasser de l’ex belle-mère hystérique. Je tiens donc, avant d’enchainer vers la démonstration demandée, à avertir les corps policiers de la planète (si, si, la planète, vous verrez…) que je n’ai pas l’intention de mettre à exécution les prochaines débilités qui seront énoncées. Juste y rêver, c’est déjà satisfaisant. S’il lui arrive quoique ce soit de ressemblant avec mes inventions, ce sera un joli coup du hasard. Et je saurai, alors, qu’il n’existe pas. Ah, pis pour une fois qu’il serait de mon bord, le hasard, on le laisserait faire.

Ce n’est pas une mauvaise personne. (Si, ça l’est, mais je m’entête à lui trouver quelques qualités). C’est une sorte de femme, avec une sorte de mentalité bizarre, et une sorte de façon de ne jamais dire la vérité, pour une sorte de raison obscure et une sorte d’envie malsaine, mêlé à une sorte de vie totalement absolument incroyablement riche en images mongoles. La première fois où elle m’a confié que tous ses ex étaient décédés d’une crise cardiaque (et ils étaient trois, jusqu’à mon père), j’ai trouvé la chose plutôt inusitée. Et je n’ai jamais osé faire le rapprochement entre toutes ces morts et elle. Voyons donc. Je n’irai pas non plus jusqu’à dire que tous ceux qui la trouvent encore charmante, aidante et naturellement d’un grand secours ne veulent voir ni les tensions qu’elle a créés, ni le vide qu’elle aspire, ni les détails pourtant révélateurs qu’elle ne peut manipuler. Je dirai seulement que quand on ne veut pas voir, on ferme les yeux. Ou sa gueule. Ou les deux.
Nous, dans la famille, on est pas pire pour fermer les yeux. Habituellement, même, on fait ça en gang. Ça tient de l’illusion collective, et c’est bien comme ça. Sauf si. Et là, dans le cas de l’ex belle-mère, il y avait un “si”. Plusieurs oncles et tantes, ma mère, ma soeur, mon frère et moi, on n’a pas pu fermer les yeux, cette fois. Pas pu faire semblant qu’elle n’était pas si tellement trop. On l’a vu, on l’a su, on l’a constaté. Quand le travailleur social qui nous a rencontré a confirmé nos craintes en disant “c’est l’une des plus grandes sociopathes que j’aie rencontré”, on a flippé. Et on s’est organisé pour sortir mon père de là avant qu’elle ne finisse par raconter l’histoire de ses quatre ex morts de crise cardiaque. À ce jour, il se trouve encore des gens, pourtant, pour nous dire qu’elle n’était “pas si pire”. À ceux-là, nous proposons donc de vivre avec elle pendant quelques jours. Juste quelques heures. On révisera le diagnostic ensuite. Pour les autres, ceux qui comprennent un peu ce que je mets entre les points, ici, voici le TOP 5 des meilleures façons de se débarrasser de mon ex belle-mère. Advienne que pourra.
Idée numéro 1 : Lui trouver une allergie alimentaire. S’en servir à toutes les sauces.
Idée numéro 2 : Si jamais elle n’a pas d’allergie, ou qu’elle survit - se servir de beaucoup d’imagination et de persuasion, de savoir-faire et de doigté, et couper les communications. Faire couper sa ligne de téléphone, bidouiller ses comptes pour qu’elle n’ait plus accès à rien, piquer son carnet d’adresse pour qu’elle ne puisse plus être liée à qui-que-ce-soit de bien pensant qui l’avertit de l’endroit où est mon père, pour son bien, évidemment.
Idée numéro 3 : Elle se souvient de mémoire des coordonnées, et les numéros précédents n’ont pas fonctionné. Passons donc à l’étape suivante - foutons-lui la trouille. Portons plainte à la police, directement, sous divers chefs d’accusations (réels ou peut-être pas réels) de vol (réel), recel (réel), tentative de meurtre (bon, peut-être pas, on n’en sait rien), tentative d’extorsion (réel), maltraitance (réel), mensonge dans le but de… et le reste.
Idée numéro 4 : Évidemment que la police n’aura rien réglé. Elle est sociopathe, donc insensible au monde extérieur. Il nous reste donc deux solutions. La prochaine voudrait que nous soyons bien hypocrite, et que nous tentions un rapprochement machiavélique (…ennemi…ami…) pour lui faire découvrir le monde. Profiter du fait qu’elle ne parle qu’une seule langue (la sienne, fourchue), l’embarquer dans un beau voyage une semaine tout inclus vers la jungle du Panama, lui donner deux ou trois calmants (si peu) et insister pour qu’elle se perde un peu, en espérant qu’elle rencontre deux ou trois jolis serpents aux couleurs vives. Rapatrier le corps, tristement, parce que ces frais-là n’étaient pas prévus.
Idée numéro 5 : Elle s’est sortie de la jungle ? En espagnol indigène s.v.p. ? Ouah. C’est qu’elle est tenace la tignasse. Alors il ne reste qu’une solution. À ce qu’on m’a raconté, y’a pas meilleur que les cochons pour dompter une truie. (Hey, c’est chez moi ici, alors je joue avec les mots comme je l’entends, heun). Visite guidée à la porcherie. Dégustation de belladone et petit tour dans l’enclos des cochons. Toujours à ce qu’il parait dans ce qu’on m’a raconté, une bande de cochon affamés, et une nunuche d’environ 5 pieds, presque pas de cheveux et beaucoup de gras, ça durerait environ 15 minutes. Sans laisser de trace. Les porcins mangent même les vêtements, toujours à ce qu’il parait…
Vous savez bien qu’à part le délire, et les heures de plaisir à imaginer les différentes expressions sur son visage, rien de tout cela ne sera tenté. Sinon… meuhnon. Rien. Reste qu’apprendre à vivre avec la haine pour quelqu’un, c’est toute une aventure. D’abord, ça vous bousille l’humeur à tout moment. Et pis c’est de la bouffe en canne pour l’angoisse. Juste d’entendre son nom et votre rythme s’accélère, votre pouls vire fou, vos sens sont en alerte. Imaginez quand papa nous arrive, en disant : “Elle m’a appelé, hier soir. J’sais pas comment elle a fait pour me trouver. C’était qui, déjà, cette femme-là ?”. J’ignore pour vous. Mais ici, on entend le jingle de “Jaws”…






Si seulement elle était plus jeune… Je sais exactement à qui je la présenterais…
You know what I mean?
Tu es trop hot avec tes bidules!!! L’intelex full equip!
Plus de sondaaaaages!!
On pourrait voter pour tes prochains mauvais coups sur le Mex… o_0
Entre 2peeds et environ 24 bières, tu me décoiffe avec ce billet, offfffffff!!!!!!
Merci Matoi(e)!!!!
SmacKs gentils à toi.
Oumph. Tu as autant d’imagination (sadique) que moi, à c’que j’vois.
J’aime bien l’élaboration du plan d’action…
J’aurais suggéré l’organisation de funérailles bidons du père… avec les pleureuses et tout là…
Passe une petite annonce qui offre des services, je sais pas moi, sado-maso ou de travestie, ou de massage érotique… name it. Met son numéro de téléphone et son vrai nom!
Et si tu pouvais mettre sa ligne sur écoute, t’aurais des heures de plaisir garanti…mais là faut pas trop rêver…
N’empêche que ça pourrait l’occuper un petit bout de temps…
Passé le moment de franche rigolade à imaginer tous vos plans mis en marche, la vraie question, en effet, se trouve dans le dernier paragraphe : «Reste qu’apprendre à vivre avec la haine pour quelqu’un, c’est toute une aventure. D’abord, ça vous bousille l’humeur à tout moment. Et pis c’est de la bouffe en canne pour l’angoisse.»
Mmm. Apprendre à ne pas penser à celui/celle qui vous ronge les sangs quand il/elle n’est pas là, c’est un long travail. Je vous souhaite d’y arriver pour cultiver votre bonheur à vous…
MARTIN-VICTOR : J’essaie de placer un sondage dans mon “full equip blogue” au moins sur chaque billet… mais parfois, je manque d’inspiration !
JAMES : Ça me surprend chaque fois que tu sois capable de lire, avec tout ce que tu avales pour ne plus te souvenir !
CHOCOLYANE : Si je t’avoue que je me suis censurée, tu embarques encore dans le délire ? hihi !
CHÈVRE DE COURSE : Mausus que j’aurais aimé y avoir pensé, à celle-là !!! Sérieusement, c’est une citon de bonne idée !
FÉE : Ohhn. Ohhn. Avec l’idée de la Chèvre, c’est également totalement dans mes cordes, ça ! J’aurais pu l’ajouter certain ! (Ironiquement, semble-t-il que ce soit pas télématch que mon père l’aie rencontré, celle-là !!! Les téléphones, elle connait !)
TASSILI : J’ai le don d’aplatir la bonne humeur d’une shot, non ? Mais apprendre à ne pas penser… Effectivement, c’est tout un travail. Comme elle a 65 ans, je me dis qu’il m’en reste pour environ 20 à suivre ma ligne verte d’ex-belle-mère… l’espoir passe par toutes les fenêtres quand les portes sont closes.
Bonjour !
J’adore tes idées anti-belle-doche, et bien qu’elles ne soient malheureusement pas applicables dans notre cas, je vais peut-être faire un genre d’appel d’offres, moi aussi….
Bonne continuation !
Intellex : J’embarque TOUJOURS dans ton délire!
As-Tu déjà embarqué là-dedans?? Ça serait l’fun!!
http://www.estrade.ca/2008/03/01/mise-a-jour-papier/
CHOCO : Attends de me voir arriver sur ta rive-sud avec la Harley et un deuxième casque pour dire que tu embarques “toujours”… haha !
YZABEL : J’avais déjà fait un billet du genre, il y a très longtemps. Tellement longtemps qu’il n’est même plus dans mes archives, perdu entre trois déménagements de blogues. Je vais embarquer certain ! C’est d’ailleurs le sujet de mon plus récent billet. Merci du rappel !
Bonjour!
Si le coeur t’en dis, je t’ai taguée sur mon blog pour un jeu d’associations de saveurs.
Alors…oui, je sais que ce n’est pas un blog culinaire ici mais je me suis dit..pourquoi pas!
C’est très, très intéressant. Très très très. Le coup de la jungle et des calmants, j’aime bien. Le serpent, on peut le fournir.
FANETTE : Comme dirait ma grand-mère : “Be carefull what you wish for, cause it might come true”. Benon, elle était même pas bilingue, alors… Mais le serpent, ô que ça me tente !!!!!!! (Limite, on pourrait le mettre dans sa salle de bain…)