Alarmée
Par Intellexuelle • mardi 15 avril 2008 à 12:35 • Catégorie: Mamour'ing, NouveauQuand on s’est marié, l’été dernier, Mex, notre famille et moi, on avait fait un pari. Qui allait brailler en premier ?
Évidemment, moi, j’avais parié sur Mex. De nous deux, il est l’émotif. Le cœur sensible. Le démonstratif. Celui qui montre ses sentiments sans peur, sans honte, sans gêne. Depuis que je l’ai rencontré, mon cœur chavire pour ses dualités. Il est fort comme un mammouth, et aussi rustre qu’un australopithèque en rut. Doux comme un agneau et dur comme une souche. Empathique et sincère autant qu’éclectique et de mauvaise foi. Parfois l’esprit aussi obtus qu’un angle à 91°, mais ouvert à n’importe quoi. Solide, et sensible. Bref, de nous deux, il est celui qui se nettoie les yeux le plus souvent, naturellement, à coups de larmes.
Moi, j’ai plus de réticence. Je suis peu démonstrative, peu encline à épancher mes sentiments dans un kleenex, peu poussée à laisser aller mon petit cœur quand il pleure ou qu’il joie. Je ravale le motton et les larmes qui montent. Je pense à Fred Caillou, je fais ma liste d’épicerie mentalement, je revis un moment très chiant et pouf ! L’envie de chialer part comme par enchantement.
Dans la ruelle où j’ai grandi, pleurer était synonyme de destruction automatique, de faiblesse et de moumounerie. Plus tard, quand j’ai compris que si la peur me faisait verser une larme ou deux quand papa-saoul engueulait maman-coincée-dans-son-étau, petite soeur et petit frère embarquaient dans le manège et se mettaient à chialer. Si je résistais à l’envie de pleurnicher et arrivais vers eux en souriant malgré la trouille, ils se calmaient aussitôt. Aussi j’ai vite appris à contrôler mes émotions, à jouer les dures et à faire la roche devant tout attendrissement visible. Pour le reste, l’habitude l’a emporté. J’ai donc été démonstrative, parfois à l’excès, mais jamais pleurante.
Mex, il a gagné son pari. Au mariage, je veux dire. J’ai été la première à flancher.

Je dis “flancher”. Volontairement. Parce qu’il est là, le tout petit hic. Je pense toujours que pleurer, c’est bébé-fafa, que c’est faillir, pour moi. Oh, chez les autres, je trouve ça mignon et attendrissant et humain et normal. Mais en ce qui me concerne, je me trouve bien faible de larmer.
Pendant trente années thérapeutiques où j’ai tenté de comprendre, de brailler, essayé de me mouiller les yeux, forcé pour laisser aller : niet. Rien ne se passait. Je demeurais de glace. Un roc de solides émotions bien encaissées, sans broncher. De l’intérieur, j’étais en guimauve bien des fois. Mais rien en apparence. Si je sautais de joie, on le devinait subtilement par un petit coin qui se soulevait en forme de sourire. Soulée de bonheur ? Je souriais. Sans plus. Triste à en crever ? Je souriais. Sans plus. Morte de trouille ? Je souriais. Sans plus. Ébahie ? Trahie ? Sourire. Mélancolique ? Abattue ? Satisfaite ? Heureuse ? Un sourire. Sans plus. J’écrivais, à la place. Une larme invisible : un mot.
Et puis vint la trente et unième année. Ça a commencé hypocritement, sans trop que j’y porte attention. L’après-midi du 12 août 2005. Ma petite soeur a accouché d’Amy, dont je suis la marraine. Le cours normal des choses m’amenait à rester près d’elle le temps qu’elle souffre le martyre, pour ensuite m’éclipser et ne revenir qu’une fois la première tétée donnée. Sauf qu’à travers toute la journée, un moment donné, Steve, mon beau-frère a allumé que le pied de la caméra devait être humanisé un peu pour suivre l’émotion. Justement, bel adon, j’étais là. Impuissante, nerveuse, excitée. Je souriais, quoi. On a décidé que j’allais être camérawoman pour l’accouchement.
Ça a juste été plus fort que toutes les barrières érigées depuis la petite enfance. Juste mon Manic 5 à moi. Le barrage a cédé. Après la troisième poussée, quand Émilie est sortie de ma sœur, moi, j’ai braillé.
Hey ! C’est pas comme si je ne savais pas à quoi m’attendre : j’avais vécu le même “ayoye cliss, quand est-ce que ça sort, c’te chose ?” deux fois. Pour l’Adorable et Benny-le-kid. Pas une larme. Juste de belles grandes respirations. Et un peu de panique aussi, quand on s’est rendu compte que Benny-le-kid ressemblait à un Schtroumpf à la naissance. Le temps que les docs raniment mon petit bébé bleu, et fiou, un sourire. Les yeux dans l’eau, certes, sans plus.
Voilà donc que je filme Josée en train de toucher à sa petite fille, mon beau-frère tout fier des deux premières, et on entend sur la pellicule mes grands sniffages de matante qui ne se peut plus de pleurer. Ça donne en bref un “Ouaiiiiiiinnnn” d’Émilie, un “Wooaahhh” de Josée, un “Oohhhh” de Steve et un “Snniiifff” de marraine Matoue”. Plusieurs sniffs, d’ailleurs.
Depuis ce temps, j’ai attendri mes lambeaux de coeur, je pense. À grands coups de marteau en bois, j’ai cogné sur mon steak émotionnel pour le rendre tout mou jusqu’à ce que ses muscles deviennent mangeables. Le résultat ? Des chaudières d’ébauches de larmes. Et de drôles de réactions, aussi.
Désormais, je suis une “toughmoune”. Si on écoute un film où l’émotion est palpable, tous les yeux se dirigeront vers moi. Pas pour rire, juste pour voir si ma mécanique fonctionne encore ! Un de mes ados rentre à la maison avec une super-note d’examen ? Les yeux mouillés. Mex m’offre un poème de son cru (ce qui veut dire qu’il utilise un joli mot dans une jolie phrase pour dire je t’aime) ? Les yeux mouillés. Un enfant qui parle avec la gorge serrée ? Les yeux mouillés. De la peine ? Les yeux mouillés. De la joie ? Les yeux mouillés. Je lis un truc vraiment génial dans un bouquin ? Les yeux mouillés. Un reportage frustrant dans l’actualité ? Les yeux mouillés. Pour tout et n’importe quoi, maintenant, j’ai les yeux mouillés.

Forcément, avec ma nouvelle manie de me nettoyer l’iris pour n’importe quoi, les habitués-à-moi, ils se demandent bien ce qui m’arrive. Ceux qui pouvaient me balancer ce qu’ils voulaient, ceux qui me disaient de gros mots, ceux qui me racontaient leurs bobos et leurs peines, ceux qui ne mâchaient pas leurs mots, ceux qui braillaient, même, sur mon épaule, sachant que je ne broncherais pas : tous ceux là, ils se demandent vraiment quelle mouche m’a piqué. Comment ça que maintenant, tu es rendue si fragile ?
Parce que. Baon. Parce que. Parce que mon siau est trop plein. Parce que je suis au courant, maintenant, que je suis humanoïde et qu’en conséquence, j’ai la possibilité de laver mon pare-brise à grands coups de ouiqueouache tant que je veux. Parce que je ne sais pas comment remettre la digue, non plus.
Peut-être, aussi, un peu, parce que la digue, elle ne me plait plus. C’est vrai, quoi : toute une vie à avoir honte de démontrer que j’étais vivante. Pfft. Y’a juste moi pour penser des affaires de même. C’est tout nouveau, pour moi, la rigole au coin des yeux, alors j’y suis pas trop habituée. Ça me rappelle une affaire. Un moment donné, l’alcolo, y m’avait dit :
Chez-nous, on savait mieux recevoir les claques que les cadeaux. Certainement une question de fréquence entre l’un et l’autre, c’est comme avec le bonheur, j’ai passé si longtemps à le vouvoyer ce vieil absent, c’est comme pour ce genre de trucs gentis que vous échapper ici sur mes mots, ils font disparaitre ceux qui cherchent à dire merci…
J’ai encore un peu de gêne à ouvrir les vannes. J’vous dis ça, de même, parce que les compliments qui pleuvent sur le billet du deuxième anniversaire, baon, vous savez… c’est du fluide caloporteur pur. Et qu’à force de me réchauffer le cœur de cette façon, j’sais jamais quoi trop vous y répondre. Et y’a le clavier qui n’est pas hydrofuge…






Tu as écris : «Parfois l’esprit aussi obtus qu’un angle à 91°»
Dis n’importe quoi, avec cette simple métaphore, tu as réussi à me rappeler mes difficultés en mathématiques du temps que j’étais au secondaire
Mais…T’as surtout encore réussi à me faire rire!
Très beau ton texte! Nooon, pas facile à gérer les émotions…
T’as déjà vu le film “Clic” avec Adam Sandler?
Deux fois que je le vois. Deux fois que rendue au milieu, je pleure à chaudes larmes, sans pouvoir m’arrêter.
Mes émotions, je les gère mal, elles sont trop fortes… Peut-être qu’un jour, j’apprendrai.
Snifffffffff… Je me reconnais trop dans tout ceci… Moi aussi j’ai le steak qui aurait bien besoin de se faire attendrir… Peut-être même que je devrais le laisser sur la 40 et voir encore quelques 10 rues le tordre un peu… Y’a de ces jours où, malgré la sensibilité qui me tord la gorge, je reste glacée… Peur d’ouvrir les vannes comme tu dis, de me laisser-aller…Comme si, ce faisant, qqn s’échapperait avec ma vulnérabilité me privant de tout ce que je n’ai jamais su extérioriser…
Tu sembles sereine de tes choix, je te souhaite une infinité de ”yeux mouillés”, un back order sur les digues le temps que tu puisses t’apprivoiser… Tu as tous les droits du monde d’être une ”toughmoune”, même que ca à son charme cette nouvelle dualité…
”Pour faire le plein, faut dabord faire le vide”, alors explore et réjouis-toi de ce contact si particulier avec ton-p’tit-toi que tu t’accordes enfin! Personne peut le faire à ta place, quoique t’as le talent fou pour nous l’imager, on se sent si près, et si loin à la fois! Je te fais un gros calin!
Lâche pas la belle!
J’écoute une chanson où la fille parle de ses enfants:
“I watch you grow away from me in photographs
And memories like spies
And salt betrays my eyes again”
À chaque fois, les yeux mouillés. Émotion trop forte mais nécessaire, je prends conscience à chaque fois combien j’adore ma fille.
Les mots d’un autre me sont venus en tête. Parce que moi aussi j’ai été “tough” (!) sauf que j’ai découvert les larmes avant toi - à mon grand bonheur … Les larmes, ça fait de la place pour autre chose. Au lieu de constamment me demander quand est-ce que j’allais déborder, en laisser couler un peu me permettait de respirer mieux … Et pour toi, ces mots de Séguin :
“Pleure à ma place
J’sais pas comment
Avec le temps je suis resté
Celui à qui on peut se confier
Celui qui en crève d’être le plus fort
Y’a tant d’histoires
De mal d’amours
Jamais domptées
Y’a des chagrins
Comme des secrets
Jamais confiés
Les larmes ont besoin de se raconter
Pleure à ma place
J’sais pas comment
J’ai des poèmes restés cachés
C’est comme ça depuis tant d’années
Les tiroirs vont bientôt craquer
Y’a tant d’histoires
Pleure à ma place
J’sais plus comment
C’est pas l’alcool qui brûle ma langue
C’est pas la rage qui m’fait souffrir
J’ai une fenêtre qui veut s’ouvrir “
J’avais tout pour moi pour cesser de pleurer. Pas que j’avais honte là! Au début je croyais que les autres avaient honte de moi. Me suis alligner avec la pensée qu’ils n’aimaient pas me voir triste. Qui aime voir quelqu’un d’autre triste après tout?
J’ai pleuré sur tout ce que la vie m’a ammené de chiant sous les paupières. J’ai braillé sur toutes les injustices que le juge de ma vie m’avait condamné. Je pleure encore quelque fois quand je m’ennuie de ma grande qui est si loin.
Le bonheur que j’ai récolté par contre à la suite de tous mes échecs m’aide à me remplomber maintenant
Ouais, tout un sujet ca la la! Moi j’ai commencé a pleurer a la fin du film Titanic, tout en regardant du coin de l’oeil si on me voyais tellement je me sentais nul et trop sentimental….Depuis ce temps la, ca fait longtemps que les rivières débordent.. et la honte est parti, je me suis dit ‘je suis humaine’…
Ben pour ca t’as des croutes à manger chère…je te bats à plattes coutures. mes filles bronchent même plus à me voir pleurer durant un film..ils en rigolent entre elles et leurs amies.
Toute ma jeunesse mon père n’arrêtait pas de me marteler de ne pas brailler, il avait pas tort pour une seule chose… apprendre à surmonter sa peur.
Ca je l’ai fait mais j’ai compris que de ne pas brailler c’était beaucoup plus la peur des autres qui le motivait.
J’ai aussi compris ceci ; je sais me contenir si mes frères et soeurs, ou mes enfants sont en chambranle devant un événement difficile je sais être de marbre pour eux, pour ne pas les entrainer dans la spirale.
C’est une spirale descendante quand on laisse aller les vannes pour une peine d’amour, pour un parent , un ami qui souffre, et une ascendante quand c’est un mariage, des amants qui s’embrassent, un témoignage émouvant, un acte de courage.
Pour moi c’est un acte avant tout profondement humain, et je suis très content d’être de retour chez les humains.
mon pere ma toujours dit.. on pleure quand on a mal
estce que tu as mal ? non ? alors ne pleure pas.
j’ai repeté la meme chose a mes enfants.
aujourd’hui… je suis capable d’avoir mal, parce que les sentiments aussi ca fait mal
Moi, je pleure pas. Ou si peu. Je mens pas non plus. Ou si peu…
En fait, les larmes sont arrivées 2 ans après le décès de mon père. À sa mort, j’ai ravalé. Pas le temps de pleurer, fallait que quelqu’un assume et assure la suite des choses. Deux ans après, j’étais en train d’étouffer. À un ami à qui je confiais que je ne pouvais pas pleurer, j’ai fini par avouer que j’avais peur de me noyer dans mes larmes. Il m’a donné la permission de pleurer, en me disant qu’il serait là, comme une bouée. J’ai pleuré, sans arrêt, pendant 48 heures. Des sanglots, des larmes, des sniffs sniffs, les yeux ouverts, les yeux fermés, dans ma manche, sur son épaule, dans mon oreiller. À la fin, j’étais épuisée, vidée et lavée. J’avais enfin ouvert les valves et permis à 33 ans de chagrins grands et mais surtout petits de faire la place à la joie et à l’amour.
Quand merveilleuse merveille est née, j’ai laissé l’émotion m’envahir. Le canal lacrymal à on tout le temps. Même en écoutant les vieux épisodes de Lassie, faut le faire! Oui, on est moumoune, pis après? Je persiste à penser que si on peut pas vraiment sentir la peine et le chagrin, on peut pas non plus ressentir profondément la joie et le bonheur. Niaiseuse de même, binaire de mon raisonnement. Pis so what?
Définitivement je les gères très mal.
D’autant plus ces jours-ci, une larme attend pas l’autre…J’ai bien tenté de m’endurcir et de faire comme si rien ne me touchais mais j’en suis incapable. Je suis une grande émotive et bon je ne me sens pas faible pour autant. Il y a des peines plus forte que soi qu’on essaye de combattre de toute ses forces mais malheureusement le chagrin nous rattrapes.
Ah Matoue!
Comme je pourrais avoir écrit ce texte! En substance du moins, parce que tes expériences ne sont pas les miennes mais cette manière d’être plus forte que forte, ça c’est du tout moi.
J’ai aussi tari mes larmes pendant de longues années, ne sachant plus comment pleurer. C’était comme si j’avais couper la connexion entre mes émotions et moi. Et puis, mon propre barrage a cédé. Sans crier gare. Je me suis retrouvée avec une grosse peine qui me submergeait toute entière, sans trop savoir qu’en faire.
Je me suis alors aperçue que de vivre mes larmes c’était un peu sortir du pays des zombies. C’était revenir à la vie. Et toutes les peurs qui jalonnaient mon existence ont repris des proportions acceptables à mesure que je laissais s’écouler mes larmes.
Alors, j’en arrive à la conclusion suivante : savoir pleurer c’est faire preuve d’une force incommensurable.
Moi je me demande c’est quand je vais être capable de fermer la valve…
Des fois trop, c’est comme pas assez!!!
Trop hyper-sensible…voilà ce que moi je suis…et maudit que c’est pas mieux…
C’est mon opinion bien personnelle.
Chanceuse, c’est venu à la 31è année, toi!
Moi, je suis «prise» avec ça depuis genre la 14è…
Ton écriture est merveille et délice.
Je retiens : “l’esprit aussi obtus qu’un angle à 91°”, j’adore !
CHOCO : Plusieurs personnes m’ont parlé de “Clic” mais je ne l’ai pas encore regardé… Peut-être qu’un jour, je comprendrai pourquoi en plein milieu le film t’émeut autant.
MANDOLINE : Un “back order sur les digues”, ahaha, très bon ça !
CATHARSIS : C’est bizarre, toute cette montée d’émotions, une chaleur d’amour maternel, une bouffée de fierté, de je-ne-sais-quoi. Je la partage… trop souvent à mon goût !
RÊVEUSE : Une de mes profs au bac en communication m’avait un jour dit : “Si tu sens les larmes monter, soit tu tentes de les combattre et tu t’enlaidis pour toute l’assistance, soit tu les laisses passer et après quelques secondes, tu t’embellis pour l’assistance”. Mais c’est difficile à mettre en pratique, arriver à laisser passer l’émotion quand il y a quelqu’un… pour moi, en tout cas !
DREW : Mex a aussi ce genre de philosophie. Laisser couler pour mieux affronter, pour mettre des larmes à ce qui se dit mal. Je trouve ça courageux. Généralement, les mecs n’ont pas été élevés de façon à être fiers de leurs émotions, surtout si elles sortent en eau. C’est un peu dommage. Génial pour toi, comme pour Mex, par contre !
ANNIE : “Humaine”. Voilà. En ce moment, j’ai beau me le dire, ça sonne encore bizarre pour moi. Ça viendra, ça viendra.
REGOR : Peut-être est-ce que j’ai un peu peur qu’en montrant mon côté vulnérable “humain”, je ne pourrai plus être la forte et “sans broncher” des moments difficiles… y’a une piste de réflexion là. Merci !
C1KDO : Ahhhhh ! Ça !!! Et puis “cesse de pleurnicher” et “braille pas pour rien” et “t’es moumoune” et “le tit tit garçon a de la pépeine ?”… je l’ai entendu tellement trop souvent. Mais tu as raison : les sentiments, ça peut faire mal.
MJ : sooooooooo So what !!! Des fois, les meilleures réflexions viennent avec une logique très simple. Faut pas chercher toujours jusqu’aux confins des espaces !
MÉLANIE : Effectivement… quand le chagrin qu’on tente de balayé revient sous forme de poussière encore plus acariâtre… rien à faire, sinon le laisser passer pour enfin respirer un peu mieux sans avoir peur qu’il ne revienne sous une autre forme.
MATHILDE : Ah ! Mathilde ! Ça nous arrive souvent, ce genre de texte écrit par la main de l’autre. Moi, en te lisant en tout cas, ça m’arrive souvent de me dire “mais, heu, c’est moi ça !”. J’aime bien ta dernière phrase, que j’espère pouvoir dire un jour : “savoir pleurer c’est faire preuve d’une force incommensurable.”
MADO : On peut l’être trop ? Je ne crois pas. Remarque que quand je vois les larmes monter dans tes yeux, instantanément, ça me donne la même envie de mouiller les miens… Mais jamais trop, je crois.
ANICK : Oui ! J’ai eu un répit !!! Mais crois-moi, je pense que je le paye en double maintenant ! On doit avoir quelque part un quota de larmes à verser, et comme je suis en “over” depuis longtemps, c’est maintenant que je dois égaliser mon siau !!
MISSMATH : C’est très gentil, très très. Ce commentaire-ci et aussi celui sur ton blogue, avec l’huître et les perles ! Merci !
Moi, j’arrive jamais à dire ce que je pense lorsque je suis frustrée; Je pleure. Et c’est doublement frustrant, j’ai l’air d’un gros bébé làlà pas capable de s’exprimer.
Peut-être qu’ils donnent des cours pour aider? hihi
Moi tu sais, je visite ton site que quand je suis seule parce qu’à tous les coups j’ai les yeux qui se mouillent… Je suis une éternelle émotive, de celle qui verse des larmes, toute émue, pour une anonce à la télé… En ce moment j’ai une petite ébauche d’humain dans le bedon qui me bousille les hormones et qui me fait pleurer pour encore plus n’importe quois. J’en suis rendue a me surprendre quand j’ai les yeux secs! Je me sens moumoune comme c’est pas permis, mais j’en rigole parce que j’aime quand même mieux être une moumoune qu’être de glace…